A éviter en voyage : Tom Hanks

Nicolas, le 29 août 2008

Tom Hanks est Chuck Noland

Quel titre étrange !
Je m’en explique : Après être tombé sur un épisode de l’incontournable télévisuel de l’été, je veux bien entendu parler de Koh-Lanta sur TF1, me voilà à expliquer le principe de l’émission à ma femme et ma fille. Cette première réagit en disant « Cast Away を見たい。 » Ce qu’on traduira par « je veux voir le film Seul au Monde« .
Pour ceux qui ne connaissent pas, Seul au Monde est l’histoire de Chuck Noland, employé de FedEx, se retrouve à jouer au Robinson sur une île déserte à la suite du crash de l’avion qui le transportait en compagnie de nombreux paquets. Chuck Noland est joué par Tom Hanks.
Après avoir regardé ce film, ma douce s’exclame : « Terminal を見たい。 » qui, vous l’aurez compris, signifie « je veux voir Terminal« .
Je replace dans le contexte : Victor, désireux de visiter New-York, se retrouve coincé dans la zone internationale d’un aéroport américain car son passeport n’est plus reconnu par les autorités suite à la disparition de son pays d’origine (supposé se trouver dans les Balkans). L’histoire de Victor est l’adaptation d’une histoire vraie qui s’est déroulée à CDG. Victor est joué par … Tom Hanks.
Là, je me dis soudain « et après, on regarde Apollo 13 ? Film qui conte la mission du même nom. Tom Hanks fait partie de l’équipage qui enchaînera les problèmes et ne mettra jamais le pied sur la lune. « Houston, nous avons un problème ».
Là, vous n’avez pas pu manquer le fil rouge : Tom Hanks.
Il est incapable de faire un voyage conséquent sans que ce soit un bordel innommable ! Et rien à voir avec le fait de rater un avion à Amsterdam (ok, j’ai confondu horaire d’embarquement et horaire de décollage) durant un périple Sapporo-Tokyo-Amsterdam-Paris. Non, non, Tom Hanks ne fait pas la demie mesure ! Seules exceptions, les nombreux trajets de Tom Hanks poursuivant Leonardo DiCaprio dans Catch Me if You Can.
Alors, moi je peux vous dire que si j’apprends que Tom Hanks est dans l’avion, je me fais débarquer recta !

#culture

Exécution publique, une attraction familiale

Nicolas, le 25 août 2008

electric chair

Souvenez-vous de cette attraction, une sorte de musée des horreurs, adossé à une station service tenue par un clown aussi lugubre que massif. Il s’agit su début du film de Rob Zombie, The House of 1000 Corpses. Inquiétant, n’est-il pas ? Pas de quoi emmener les bambins pour les calmer un dimanche de beau temps. On lui préférera un bon parc Disney plus politiquement correct.

Mais qu’est ce qui a pris Orlando (la ville ricaine) de pondre une exécution feinte comme attraction d’un train fantôme ?! Le spectacle ne tient pas spécialement de l’épouvante, mais plutôt du malsain… A ce demander combien de temps va-t-il falloir attendre avant une bonne reconstitution de viol avec dépeçage ! Enfin, ce sont les Etats-Unis, l’exécution publique est encore dans le coeur des patriotes énervés contre cette violence omniprésente dans les rues et qui oblige à s’armer dès qu’on fait un pas en dehors de son SUV.
Mais qu’est ce qui a pris les Italiens de Milan d’acquérir l’attraction ? Heureusement, que les autorités veillent au grain et l’ont vite vite interdite. Et ces varois de Fréjus qui ont vu débarqué la chaise dans leur parc d’attraction Luna Parc ? Qu’ont-ils pensé ? Suffisamment de mal pour qu’elle soit fermée et envoyée directement à la Fête à Neuneu… rien que le nom me fait froid dans le dos ! Mais voilà, cette fête à Neuneu se déroule dans notre irréprochable et huppé Bois de Boulogne où l’on trouve d’habitude d’autres types d’attractions plus nocturnes. L’arrivée de la chaise dans le bois du XVIème a provoqué l’émoi de Bertrand Delanoë qui a demandé son interdiction au plus vite. Le préfet doit répondre.

En attendant, je vais rattraper mon retard sur la série des films Saw… il paraît que dans le IV, il y a un mec pendu les pieds reposant sur un gros glaçon qui fond servant de contre-poids au dispositif chargé d’électrocuter son collègue ligoté à une chaise à quelques mètres. Je ne veux pas rater ça !

Crédit photo :Stephane Danna AFP/Archives via LaDépêche.fr

#culture #média #subjectif

PSP et Nintendo DS

Nicolas, le 24 août 2008

Nintendo DS - Macbook Pro

Quelle semble vide la catégorie PSP de la technobiosphere.
Et pour cause, je n’ai pas touché la mienne depuis quasiment un an maintenant.
La raison ? J’ai terminé les jeux que j’attendais avec impatience et qui m’ont comblé : WipeOut, Everybody’s Golf, Ace Combat X : Skies Of Deception ; la politique de Sony en terme de catalogue de jeux a été plus que décevante ; la maintenance de la console au niveau du firmware pour garder l’équilibre entre nouveaux jeux (et nouveaux firmware) et la version craquée de la console ; les fonctions multimédia, la navigation web et la faible capacité de stockage n’ont pas su lutter contre un iPod touch. D’autant qu’en terme de jeu vidéo pur et dure, la Nintendo DS en impose pas mal : jouabilité plus-ludique-tu-meurs, titres aussi exotiques qu’amusant (ou pas).
Il suffit de voir, dans les magasins high tech au Japon, la taille des rayons consacrés respectivement à ces consoles : pas moins de 8 fois plus vaste pour la DS.
Attention, je ne cherche pas à faire un comparatif entre les 2 consoles car j’ai plutôt tendance à penser que la cible et l’utilisation ne sont pas les mêmes.
Il n’empêche que Sony n’est pas innocent dans ce succès en demi-teinte de sa console et la volonté de fermer son format les fait passer à côté de titres qui auraient pu ramener la PSP sur le devant de la scène. D’autant que Nintendo, avec des licences historiques, comme Mario ou Pokémon, a facilement convaincu les enfants et rassuré, avec des titres « éducatifs », les parents.
Comme je ne suis pas un fan de jeux vidéos, je dois dire que je me contente de mes « vieux jeux » sur PSP et de quelques titres sur Nintendo DS : Sim City, Korg DS-10, Trauma Center… J’essaierais bien un petit Mario Kart ou un Phoenix Wright, mais pas plus. D’autant que le temps que je peux allouer à cette activité est plutôt court.

#hightech #psp

Ces petites expressions d'agences

Nicolas, le 22 août 2008

A force de traiter des briefs d’agences de tout poil, j’ai remarqué certaines expressions qui parfois m’amusent, parfois m’énervent ou me désespèrent, en fonction de mon humeur du jour. Je vous en livre quelques unes :

  • mon client veut être présent sur les blogs : être « présent sur la blogosphère » n’est pas une fin en soi, mais un moyen de communiquer de manière spécifique, à la condition indispensable que le sujet ou l’actualité s’y prête.
  • Il y a une vidéo virale : toute vidéo destinée au web n’est pas virale. On peut identifier un certain nombre d’élément qui vont provoquer la viralité d’une vidéo, mais il n’y a que peu de vidéos qui s’avèrent être réellement virales.
  • Il y a une vidéo décalée : certainement le pire. Une vidéo décalée veut souvent dire humoristique ou plutôt qui est censée l’être. Le tort est de penser que l’internaute n’adhère qu’à ce qui est crétin. Mais les vidéos virales ne sont finalement que rarement humoristiques.
  • Je n’ai pas d’information : difficile de créer une opération éditoriale sans information, difficile de trouver les bons blogs sans le message à diffuser, ou ne serait-ce que le ton ou le thème.
  • Je voudrais une liste de blogs : pourquoi faire ? Si on ne sait pas comment on va organiser une campagne, comment fournir une liste de blog ? Je n’ai pas de réponse.
  • Mon client veut communiquer sur un nouveau coffret de tournevis roses, je voudrais une liste de blogs féminins sur le bricolage, de préférence spécialisés dans le bois, qui s’adressent à des femmes de 18 à 25 ans : pas de commentaire (c’est inventé, mais pas loin de certains briefs).

Sur ce, je retourne à mon dernier brief en cours.

#média

Casque Panasonic RP-HTX7

Nicolas, le 22 août 2008

Panasonic RP-HTX7
le Panasonic RP-HTX7 sur la tête de ma geekette de fille

Parmi mes différentes marottes, il y a les casques audio.
De tous types.
J’en ai déjà une dizaine, mais je ne peux m’empêcher d’en vouloir toujours un autre.
Je ne choisi pas forcément la meilleure qualité de son, mais celle qui va simplement m’apporter satisfaction. Pour le reste, c’est surtout une affaire de coup de coeur en terme de design ou d’image qu’il véhicule. J’ai d’ailleurs tout récemment acheté un Audio-Technica intra auriculaire pour sa très bonne finition esthétique, ses basses puissantes (pour ce type de casque) et son câble assez court (avec rallonge possible) pratique quand j’utilise mon iPod touch dans la poche.
En retournant chez Yodobashi, magasin de produits high-tech du centre de Sapporo, pour trouver le Saint-Graal, c’est à dire un adaptateur mini jack vers double jack mono afin d’utiliser mon propre casque dans l’avion au détriment des écouteurs sadiques et surpourris que proposent les compagnies aériennes, je suis tombé sur un trésor que je cherchais depuis un an maintenant.
Qu’on soit bien d’accord, ce n’est pas une rareté. Surtout pas au Japon. On peut même se le procurer en France mais pour un prix trois fois (au moins) plus élevé qu’au Japon. Si j’ai donc tant attendu, c’est tout simplement parce que je me refusais à payer un prix exorbitant tout en sachant que tôt ou tard je pourrai me l’acheter à sa juste valeur.

Panasonic RP-HTX7

Le casque Panasonic RP-HTX7 est une merveille. D’abord en terme de finitions. A tous points de vue. L’emballage est superbe, laissant apparaître l’un des écouteurs colorés et la anse en cuir. Dans la boîte on trouve le casque, un étui, une rallonge et un adaptateur jack 3,5 mm vers 6,5 mm. Les prises sont plaquées or, ce que je pense être d’un intérêt somme toute relatif, n’ayant jamais constaté de différence avec les non plaqués.
La finition est superbe, je disais donc. La anse est composée de cuir finement percée de multiple petits trous, comme pour les manches de raquettes des temps immémoriaux, et de 2 tiges de métal qui permettent de tenir les écouteurs. Ces derniers ont une coque de PVC colorée et de coussinet très confortable. D’autant que l’ensemble s’avère très léger et confortable. Le système de serrage est efficace tout en assurant de ne pas se trouver comprimé sous les écouteurs. Les câbles sont solides et sont tissés entre l’anse et l’écouteur. Le design global, très rétro, avec ses touches d’aluminium brossé, est parfait, distançant, et de loin, tous les autres casques que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Panasonic RP-HTX7

Côté son, c’est assez neutre avec des médium confortables et des basses bien présente. Je conseille ce casque pour une utilisation quotidienne avec son ordinateur. Laissé neutre, il convient parfaitement à une séance vidéo ou une discussion audio. Il profitera avantageusement d’un réglage d’égaliseur pour enrichir le son lors d’écoute musicale, que ce soit sur l’ordi, l’iPod ou la chaîne hifi. Je préfère ça plutôt qu’un casque trop lourd dans les basses pour la vidéo ou les discussion audio.
Pour conclure, un design rétro parfait, très facilement réglable, léger et solide, pour un son adéquat en toute circonstance avec l’aide d’un égaliseur pour la musique. Pour 26 euros (et oui, un casque de cette qualité pour moins de 70 euros, c’est du domaine du miracle !), il n’y avait absolument aucune raison d’hésiter une seule seconde ! D’un point de vue personnel, le modèle crème est le plus beau avec son cuir beige ;-) mais vous le préférerez peut être en bleu nuit (cuir noir), bleu clair (cuir noir), rose clair (cuir beige) ou vert (cuir marron).

#hightech #subjectif

Un guide pour flirter avec les chinoises

Nicolas, le 21 août 2008

chinese woman and flag

C’est ce qu’on peut trouver au Japon et qui fait scandale auprès des étudiants nationalistes exacerbés chinois, ceux-là même qui avaient tenu à manifester dans un centrer commercial Carrefour en Chine.
Alors, toi, le pouilleux qui est parti au Japon en pensant que ta nature caucasienne allait t’apporter popularité et conquête féminine et qui, il n’y a pas de miracle, te retrouve sans autre compagne que ta main droite, malgré les cours de langue pour maîtriser les formules de politesse et ta grande connaissance des mangas (hentaï compris), te voilà sauver : direction la Chine avec ce guide en poche. Tu y arriveras, la Chine est un grand (vaste) pays.
Non, sans rire, ce type de guide est légion au Japon. C’est simple, y a des guides pour tout, sur tous les sujets. Ma compagne me disait même qu’il y en a un destiné au japonaise et qui décrit comment se lever un français, le draguer, passer à l’acte et le larguer… tout en expliquant sur quel type d’homme on risque de tomber en fonction des quartiers parisiens (Pyramide/Opéra : les otakus, le Marais: les homos, Saint Germains : les romantiques…). Tout un programme.
Donc, pas de quoi s’offusquer, amis étudiant de l’Empire du Milieu, ce guide n’est qu’un parmi tant d’autres, et ne mérite pas l’incident diplomatique… Que ferait Confucius dans ce cas-là ? Prenait qu’il prendrait tout ça au second degré.

#média

Célèbre mais économe (ou pas riche)

Nicolas, le 19 août 2008

Naito Daisuke

Il y a quelques jours de ça, toute la petite famille quittait Sapporo pour Paris.
Direction donc l’aéroport Chitose, le gros aéroport de la ville. Je vous passe les détails du voyage que je vous conterai à l’occasion. Mais voilà que dans le hall d’attente, devant la porte d’embarquement, tout le monde se met en ébullition, les regards se tournent vers un seul point. Curieux comme je suis, je tourne également la tête et remarque qu’un gars au look « à la Beckham » attire toute cette attention. Je fais part de cette étrangeté à ma compagne qui reconnaît, bien entendu, le célèbre boxer Naito Daisuke, héros national, que, bien entendu toujours je ne connais pas. Je ne prends pas de photo non plus. Je trouve ça con.
Quelques minutes plus tard, nous nous entassons dans l’avion en classe éco et là, on retrouve le célèbre boxer… également en classe économique.
Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on est célèbre qu’on est riche et/ou dépensier. Une leçon à retenir.
En même temps, la boxe au Japon, c’est pas le foot en Europe… peut être que le sport a encore un peu plus d’importance que le fric.

#subjectif

Le contenu prime sur le canal

Nicolas, le 18 août 2008

broadcast

S’il en fallait encore une preuve, l’article de FaceReviews, 33 brands that suck on twitter serait parfait dans ce rôle. Cet article évoque 33 marques qui se sont lancées sur Twitter sans prendre en compte les particularités du contenu à diffuser sur ce nouveau canal. Autant d’exemples d’échecs dus à une mauvaise évaluation en terme de communication et à une priorité donnée à la nouveauté au détriment d’une véritable réflexion CRM.

Il parfaitement inutile d’augmenter de manière anarchique les canaux de diffusion sans rendre ces derniers pertinents à l’aide d’un contenu adapté. Seule solution pour apporter une véritable valeur ajoutée, une réelle pertinence à tout nouveau canal de communication.

#média

De la dichotomie dans les plans médias

Nicolas, le 11 août 2008

Ayant une expérience essentiellement franco-française des relations aux agences pluri-médias, je ne sais pas si le problème est typiquement français ou pas.

Quoiqu’il en soit, cette manie de vouloir tout rentrer dans des cases peut être un véritable frein au succès. Et ce dans le sens le plus large du terme.

Lorsque j’étais musicien, ou plutôt que je croyais l’être avec mon groupe de potes, arpentant les scènes locales du sud de la France, tronçonnant les cordes de ma basse et détruisant à coup de décibels saturés les oreilles de nos pauvres victimes amicales, c’était une rengaine : « le problème, en France, c’est qu’on veut toujours mettre les gens dans des cases ! » C’était un moyen pour nous de nous démarquer et de ne pas avoir à justifier l’éclectisme de nos goûts musicaux.

Aujourd’hui, cette phrase me revient en tête en pensant à ma relation (ou plutôt celle de Blogrider) aux agences médias. On nous met dans une case ou plutôt dans 2 cases :

  • régie publicitaire
  • blogosphère

Si je voulais me contenter de la simplicité, je pourrais accepter cette idée, voir m’en réjouir. Les agences médias nous ont bien « identifié » comme diffuseur de publicité sur la blogosphère et nous consultent pour ce type de problématique. « Notre annonceur veut faire de la publicité sur des blogs. » Très bien. Nous avons des blogs de qualité, leaders d’opinion, qui vont colporter votre message et assurer une couverture média bien identifiée. Donnez nous votre message, nous vous fournissons une liste de blogs, vogue la diffusion et rendez-vous un peu plus tard pour un bilan. Voilà qui est rôdé et facilement compréhensible.

Je ne crache pas dans la soupe, c’est déjà une bonne chose et ça permet d’assurer une certaine régularité dans l’activité.

Oui, mais voilà, si je me contentais de la simplicité et d’une pseudo réussite de bas étage, ça se saurait. Et je ne m’en contente pas.

Pour reprendre les cases :

Régie publicitaire : La façon dont je travaille avec Blogrider rend très difficile de se limiter à l’activité de régie publicitaire telle qu’on l’entend. C’est à dire un simple diffuseur sur un réseau donné. Pour assurer une opération optimisée, qui est susceptible d’amener un réel succès en terme de qualité et de quantité, nous nous devons de nous inscrire dans une démarche qui tient de l’agence. Agence spécifique, c’est vrai, mais agence tout de même. De celle qui va conseiller l’agence média ou l’annonceur dans sa démarche spécifique de communication sur le web dit « participatif » ou « communautaire » dont la blogosphère fait partie. Pourquoi ce besoin ? Parce que nous devons donner aux bloggers et autres internautes les clés nécessaires pour qu’ils puissent s’emparer du message, se l’approprier et l’enrichir. Car c’est bien là, l’intérêt réel de ce type de campagne publicitaire. Si c’est se contenter de diffuser un message sur un autre canal sans prendre en compte les particularités de ce canal, ça ne sert pas à grand chose, si ce n’est mettre de la poudre aux yeux.
Là, encore, la case régie publicitaire est préjudiciable car elle nous interdit une vision globale sur l’ensemble du plan média. Hors, ce type de campagne doit s’inscrire dans le plan média existant : web, tv, presse, événementiel… Et ce pour garder une réelle cohérence. Il n’y a pas de dichotomie entre ce qu’on appelle les nouveaux médias (souvent nommés comme ça pour signifier « c’est nouveau, on y comprend rien, mais faut le faire, sinon on va passer pour des has been ») et les médias traditionnels (dont le web classique fait désormais partie). Non seulement, la blogosphère doit s’inscrire dans le plan média global, mais elle doit s’inscrire de manière précise pour en assurer le plus grand succès. Et le rôle de régie qu’on nous attribue nous empêche souvent d’avoir un mot à dire sur ce point. C’est regrettable car un plan média global, mal orchestré peut facilement tourner en eau de boudin (j’ai des exemples, mais je préfère ne pas les évoquer publiquement, par politesse). Et, a contrario, un plan média organisé en prenant en compte les particularités de chacun des canaux qui le composent assure un succès au-delà même des espérances (par exemple Snow Diving Show pour Val Thorens, Air Mob pour Air France, ToutNuTV pour Canal Sat).

Blogs : une confusion semble généralement s’installer entre blogosphère et communautaire. Et ce au-delà même de Blogrider. Mais commençons par là.
Il est vrai que le nom porte à confusion, mais il fallait bien commencer par quelque chose. Blogrider est né de la création de dispositifs de communication publicitaire sur la blogosphère. Nom logique alors. Mais la logique s’est imposée et a voulu que de la blogosphère nous étendions notre activité au communautaire. Car la blogosphère n’est pas le seul moyen de communiquer auprès des communautés, bien au contraire. La blogosphère n’est qu’un ingrédient du web communautaire et participatif. Et comme chacun de ces ingrédients, elle a ses règles particulières. C’est parce qu’il fallait prendre en compte toutes les particularités de ces différents ingrédients que nous avons, petit à petit, étendu notre champs d’action et qu’aujourd’hui, Blogrider est à même d’intervenir bien au delà des blogs. Parmi les autres canaux possibles, on peut parler des plateformes communautaires, des forums, des plateformes de partages de contenus, etc.
Derrière l’exclamation classique « l’annonceur veut être présent sur la blogosphère » ou « le client veut des blogs », il se cache souvent un phénomène de mode ou un manque de connaissance du web participatif qui pousse à la restriction au seul champs de la blogosphère. Il est important de prendre en compte l’objectif réel de l’annonceur et de lui proposer le ou les meilleurs canaux de diffusion et de participation pour atteindre cet objectif. Travailler sur la blogosphère implique de confier son message et son contenu aux bloggers qui vont se l’approprier et le remodeler pour l’offrir à leurs lecteurs. C’est donc une transmission par le blogger, ce qui n’est pas insignifiant, d’autant qu’un blogger ne draine pas forcément une communauté. Certains blogs puissants en terme de volume de diffusion ne sont absolument pas communautaires. D’ailleurs, la notion de volume et de communauté sont souvent incompatibles. On ne peut étendre une communauté simplement parce qu’il faut « diffuser un volume donné ».
Parmi les rôles de Blogrider, il y a également celui de conseil dans le choix du canal à utiliser en fonction de l’objectif réel, au delà du phénomène de mode blogosphère, et la concrétisation du dispositif via les différents canaux. Par exemple, un buzz ne prend pas forcément son meilleur départ sur les blogs, mais ces derniers peuvent être un bon soutien.

Afin de garantir la meilleure opération de communication publicitaire il est donc important de se souvenir :

  • qu’il n’y a pas de dichotomie entre nouveaux médias et médias traditionnels mais qu’ils s’articulent souvent en parfaite complémentarité.
  • que communautaire et participatif ne se limitent pas à blogosphère, que la blogosphère n’est pas une réponse automatique et indispensable pour les problématiques de communication CRM.
  • qu’une bonne régie positionnée sur le buzz, le participatif et le communautaire sur le web, se doit de jouer le rôle d’agence conseil concernant la spécificité de ces différents canaux encore trop méconnues des agences médias et des annonceurs.
  • que c’est parce que les individus restent difficilement dans des cases que ce « nouveau » web existe. Il est donc fort regrettable et préjudiciable de vouloir le faire rentrer dans de nouvelles cases.
#média

Tremblement de terre

Nicolas, le 09 août 2008

Nous venons de subir un tout petit tremblement de terre, il y a quelques instants (à 9h54 heure locale).
Il semble que l’épicentre était au centre de l’île de Hokkaido. A Sapporo, ça n’a duré que le temps de 2 à 3 secondes, mais le mouvement que j’ai ressenti était suffisamment fort, comparable à celui que j’ai connu il y a quelques semaines.
Pas de coupure des programmes TV, je vais donc continuer à regarder Guru nai avec Yabe et Okamura.

EDIT : Je me suis posé la question du choix entre « continuer à » ou « continuer de »… un article très intéressant en explique la règle.

#subjectif