District 9

Nicolas, le 28 sept 2009

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Etait-il réellement utile de coller le nom de Peter Jackson sur l’affiche de District 9 tant ce film est une réussite ?! Je trouve même ça dommage que le grand Jackson puisse quelque peu occulter Neill Blomkamp qui réalise ici un très bon film de SF, aux allures de reportage se déroulant dans la banlieue de Johannesburg en Afrique du Sud. Pour en faire un résumé rapide : des extra-terrestres débarquent, tels des clandestins sortis de cales d’un cargos rouillé, et se retrouvent cloisonnés en périphérie de Johannesburg, dans un gigantesque bidon-ville. Les problèmes classiques liés à ce type de situation ne tardent pas à survenir et au bout de 28 ans, il est décidé de les déplacer.

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Dans ce film, les extra-terrestres sont relégués au rang d’étrangers indésirables, ayant perdu toute leur superbe et rappelant les zones d’immigrations et leurs camps de réfugiés comme il en existe tant sur notre planète. Je ne peux m’empêcher de songer à l’actualité de l’hexagone et du « nettoyage de la jungle ». District 9 est plus que jamais d’actualité. Car ce n’est pas tellement les extra-terrestres qui sont au centre de l’histoire, mais plutôt le comportement de l’être humain face à l’autre et à sa différence. Et ce n’est pas pour rien que l’action se passe en Afrique du Sud. Tout comme True Blood qui se déroule en Louisiane, il semble que les terres d’intolérance soient les terrains de prédilection de nouvel apartheid.

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Un message profond, lourd et important que porte sur ses épaules l’acteur Sharlto Copley qui, pour ses débuts, n’a rien à envier à quiconque. Au point que j’ai du mal à imaginer comment ce film aurait pu être une telle réussite sans sa présence et son jeu sans la moindre faille. Pour le reste, le scénario et les effets spéciaux ne trahissent pas la qualité globale et, de District 9, on sort convaincu et plus que jamais amateur de cette nouvelle Science Fiction, moins kitsch, plus terre à terre, plus à l’image de ce que notre société fera de nos lendemains.

Pour finir, un petit documentaire sur l’envers du décor de District 9. Un petit making of comme je les affectionne tant.

District 9: Behind the Visual Effects – Vancouver Film School (VFS) from Vancouver Film School on Vimeo.
 

#culture

Adaptateur Diana F+ pour reflex numériques

Nicolas, le 24 sept 2009

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Investir dans un reflex, c’est avant tout rechercher un appareil photo de qualité, quitte à se traîner un boîtier relativement lourd et son objectif, dépenser un bon paquet de billets et apprendre à maîtriser un jouet au potentiel souvent nettement supérieur au savoir-faire du photographe qui l’a en main. C’est également une quête de l’appareil absolu, toujours meilleur que son prédécesseur, pour les plus geeks des photographes. Une quête parfois un peu étrange d’autant que le résultat ne reflète pas forcément cette qualité toujours meilleure.
Je pense être d’ailleurs une sorte de délégué, de représentant syndical, de ces geeks fous prêt à dépenser beaucoup (trop) pour remplacer mon matériel encore valide sous prétexte qu’il est dépassé par une nouveauté, alors que l’essentiel de mes photos n’en changent pas pour autant et pourraient tout à fait sortir du piètre capteur APN antédiluvien d’un iPhone (et c’est souvent le cas).
C’est donc une forme de provocation supplémentaire que de se réjouir de l’existence d’un adaptateur Diana F+ pour reflex numérique alors que je trépigne d’impatience d’avoir le Canon EOS 7D, toute dernière arme fatale jeune de moins d’un mois, entre les mains (avant la fin de l’année ?). Proposé par Lomographic Society International, cet adaptateur pour Canon et Nikon vous permettra d’utiliser les objectifs Diana F+ sur votre reflex favoris afin de bénéficier de la parfaite mauvaise qualité des lentilles en plastique tant adulées des amateurs de la lomographie. Au programme de ces objectifs, on trouvera (en 35mm, multipliez par 1,6 pour avoir la focale avec un APSC) un 20mm fisheye, un 38mm, un 55mm et un 110mm. Il faudra compter 12 euros pour l’adaptateur, en monture Canon ou Nikon, et de 40 à 50 euros pour l’adaptateur et un objectif. Ce qui est assez raisonnable… malheureusement, les frais de port font un peu mal : 12 euros !

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Maintenant que tout ça est dit, je dois avouer que je suis encore hésitant sur ce produit. Même si mon excitation était à son comble lorsque j’ai pris connaissance de cet adaptateur sur le site dpreview, j’ai quand même un peu de mal à me résigner à dépenser une bonne cinquantaine d’euros pour ça. Pourquoi ? Parce que ce qui donne l’effet Lomo, ce n’est pas que l’objectif. Il faut prendre en compte les caractéristique de la pellicule, la chimie utilisée pour le développement… autant d’élément que le reflex numérique, même affublé d’une lentille en plastique, ne pourra pas rendre. Et obtenir ce type d’effet en post-production, avec Lightroom par exemple, je le fait déjà, sans avoir besoin d’un adaptateur Diana F+. Alors à quoi bon ? Qui peut le plus, peut le moins. Mes très bons objectifs feront toujours l’affaire. D’autant que j’ai déjà un toy camera numérique (mais je vous en parlerai un peu plus tard).
Alors à moins d’un caprice supplémentaire, je risque de passer mon chemin pour cette fois.

#photos

La mondialisation a oublié la culture

Nicolas, le 23 sept 2009

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Crédit photo : Dels

De bon matin, la lecture d’un article du site Rue89, en partenariat avec lesinrocks.com, me rappelle à quel point la culture est la grande oubliée de la mondialisation.
Je m’explique. L’article en question présente le top 10 des séries les plus téléchargées sur le web en comparant leurs audiences lors des diffusions télévisuelles. On remarque ainsi qu’une série qui est en perte d’audience ou a un succès mitigé à la télé peut être une star du téléchargement sur le web. Le rapport avec la mondialisation ? Et bien tout simplement l’écart temporel qui existe entre la première diffusion dans le pays d’origine (essentiellement les USA) et le reste du monde, ajouté au développement d’équipes amateurs de traduction et de sous-titrage, fait que les amateurs d’une série vont la regarder sur le web plutôt qu’à la télévision. Ainsi, un épisode d’une série américaine sera disponible pour le reste du monde en version originale sous-titrée à peine une semaine après sa diffusion à la télé. Alors qu’on peut attendre facilement 1 à 2 ans pour qu’il soit diffusé par la télévision locale. Si tant est qu’elle soit diffusée un jour.
La grande leçon à retenir est, encore une fois, qu’il faut être à l’écoute des mutations de l’usage des médias et savoir s’y adapter en oubliant l’idée qu’on puisse contraindre à outrance les usagers.
Diminuer l’écart temporel entre les diffusions nationales et internationales, le tout en version originale sous-titrée, permettrait d’éviter aux internautes la galère du téléchargement ou du streaming, de les ramener vers la télévision, qui est toujours plus confortable que l’ordinateur et de profiter de l’atout linguistique quasiment absent de nos chaîne de la TNT qui ne jurent que par la VF.
Bon, il est vrai qu’il faut tenir compte du fait que regarder la télé sur un ordinateur est un moyen pour la jeune audience de faire illusion auprès de leurs parents : « - Kevin, fais tes devoirs ! – Mais euh, je les fais làààà… ch’uis en train de faire des recherches sur YouTube ! » Vous voyez le genre.
Il en va de même pour la musique : il est parfois plus facile de télécharger un album sur le web que de l’acheter (en magasin ou sur une plateforme de téléchargement type ITMS) en toute légalité parce que la maison de disque n’a pas jugé bon de le rendre disponible dans le monde entier. Ainsi, je vous mets au défi de trouver de la J-Pop sur le ITMS français, tout comme le groupe Clap Your Hands Say Yeah uniquement disponible sur l’ITMS américain. Dommage !

L’article sur Rue89 – Séries télé : les vrais chiffres du piratage.

#culture #média

Tilt-shift miniature faking en video

Nicolas, le 21 sept 2009

a sunday afternoon in Paris from nicolas gut on Vimeo.

Dimanche dernier (pas hier, celui d’avant), profitant d’une petite balade dominicale et familiale sur les bords de Seine, j’ai filmé une trentaine de minutes du ballet des péniches. L’objectif était de rapporter des images pour appliquer l’effet tilt-shift miniature faking à la vidéo comme je l’avais annoncé lors du précédent article consacré à ce sujet.
Après moultes essais sous After Effects essentiellement, car c’est là que s’appliquait le flou faisant la farce, voici le résultat qui, je dois dire ne me satisfait que moyennement.
Pourquoi ? Parce que je trouve que la scène ne rend pas très bien. La lumière n’est pas assez vive (manque de contraste car tourné en fin de journée), il y a trop de mouvements (la circulation sur le pont, les piétons…), les couleurs ne saturent pas assez, les zones de flou étaient délicates à placer, l’angle de prise de vue n’est pas assez plongeant. Malheureusement, en tentant d’exagérer les réglages, je me retrouvais avec un résultat finalement moins bon et trop dégradé. J’en étais donc réduit à accepter ce que vous avez aujourd’hui sous les yeux.
Bien sûr, l’action a été accélérée 10 fois, les couleurs ont été poussées, l’image éclaircie et contrastée (le tout dans Final Cut), un effet de flou d’objectif a été appliqué avec des valeurs différentes sur 2 zones (2 heures de rendu dans After Effect), ce qui contribue à créer l’effet miniature. Mais pas suffisamment je trouve.
Enfin, c’est en forgeant que l’on devient forgeron et après mes 6 tentatives différentes, je peux vous dire que j’ai pas mal appris concernant les réglages de divers effets et la manipulation des calques. Rien que pour ça, j’ai envie de considérer cette expérience comme fructueuse.

#vidéos

Digital Kitchen – Where the Wild Things Are

Nicolas, le 16 sept 2009

digital kitchen - where the wild things are

Je vous parlais de Digital Kitchen dans l’article précédent, sur les séries, et je dois avouer que je voue un culte absolu (pour l’hyperbole), depuis des lustres, pour cette agence de création. Leurs excellentissimes réalisations, que ce soient les génériques, les publicités ou es jingles, constituent une véritable source d’inspiration pour moi.
Mais trêve de compliments, si je vous parle à nouveau de Digital Kitchen, c’est parce que c’est cette agence va signer le générique du reportage sur Maurice Sendak, le créateur de Where the Wild Things Are (Max et les Maximontres). Oeuvre pour laquelle je voue le même genre de culte que celui que j’évoquais plus haut (je suis polythéiste) depuis de longues années. Ce documentaire sera diffusé le 14 octobre prochain sur HBO (comme par hasard ! HBO et DK semblent marcher de concert, tant ils travaillent ensemble), soit la veille de la sortie de l’adaptation cinématographique de Where the Wild Things Are. Ce dernier alimente le buzz sur le web depuis de long mois et les premières images laissent présager le meilleur (plus d’infos ici). Désormais, je considère le documentaire associé, signé Spike Jonze et Lance Bangs, comme un indispensable à voir absolument pour les amateurs du genre ! Je ne doute pas un seul instant que ça va être un carton !

Pour le fun, vous trouverez, dans la suite de l’article, quelques planches de skate décorées des images du film. Vive le merchandising !

(suite…)

#culture #vidéos

En attendant Dexter : Harper’s Island, True Blood et Dead Set

Nicolas, le 15 sept 2009

Les jours s’égrainent avant la rentrée des séries TV et, comme certainement nombre d’entre vous, j’attends avec impatience la reprise de Dexter (entre autres…). Mais pour éviter de rester hagard devant votre écran en veille et perdre un temps précieux, je vous invite à profiter de l’occasion pour découvrir ou re-découvrir quelques autres séries qui, à mon avis, méritent le détour. Par contre, promis, je vous éviterai l’affront de vous représenter Battlestar Galactica que vous avez, bien entendu, déjà regardée. Passons donc tout de suite à autre chose.

harper's island

Harper’s Island est une série de 13 épisodes originellement diffusée sur CBS. L’action prend place sur une petite île (comme son nom l’indique) au large de Seattle favorisant un thriller en quasi huit-clos assez costaud. Les âmes sensibles s’abstiendront alors que les amateurs de serial killers en mode slasher y trouveront leur compte. Laissez-vous porter par l’intrigue, le jeu assez juste des acteurs (assez inégal malgré tout) sans forcément trop essayer de deviner l’issue de l’histoire. D’autant que les adeptes du genre pourraient être, finalement, un peu déçu. Harper’s Island a le mérite d’apporter du sang neuf (c’est le cas de le dire) dans le genre des fictions morcelées et c’est tout à son honneur. On appréciera également tout le ramdam interactif sur le site de la CBS et l’application iPhone dérivée de la série. (1 saison diffusée)

true blood

Il me suffirait de vous dire que True Blood est produite par HBO et que son générique est signé par le studio Digital Kitchen pour que vous vous précipitiez dessus sans le moindre doute. Effectivement, ces 2 noms sont gages d’extrême qualité. Côté pitch, on a la cohabitation entre humains et vampires, en Louisiane. Cohabitation rendue possible grâce à une boisson à base sang de synthèse, Tru Blood. Un joli prétexte pour analyser la peur de l’autre, de celui qui est différent. Des relents de racisme loin d’être inconnus dans cet état du sud des USA. Sur ce fond social, prend place une intrigue policière aux petits oignons qui fait de cette série la nouvelle star des petits écrans. Visuellement, c’est magnifique et le merchandising est au rendez-vous Outre-Atlantique avec la sorite de la boisson phare de la série d’ores et déjà disponible sur le site de HBO. (2 saisons diffusées)

dead set

Vous êtes amateurs de télé-réalité mais déçus par Secret Story que vous trouvez trop c*n et trop fade ? Lâchez votre télécommande et délectez-vous de Dead Set, série anglaise signée par Charlie Brooker et diffusée sur Channel 4 et E4. L’action se déroule dans et autour de la maison-studio de la célébrissime émissions Big Brother. Tout y est très réaliste : les dents longues du producteur, le QI des candidats, etc. Le hic, c’est que l’on se rend compte que le monde sombre dans une pandémie d’un virus qui transforme l’espèce humaine en zombie. Les candidats de l’émission, enfermés, ne sont pas touchés, mais se rendant compte qu’il se passe quelque chose dehors (dehors, ce n’est que du bonheur, comme disait Kenza de Loft Story), tentent de s’échapper. Et là, c’est le drame ! La série est hyper speed, au style typiquement british, avec un petit côté Danny Boyle mâtiné de Shaun of the Dead. Un must-see de la culture zombie !

#culture

Canon EOS 5D Mark II vs. Canon Ixus 110IS

Nicolas, le 11 sept 2009

Un photographe/cameraman : David Michaud
Un monteur : Florent Porta
Un lieu : Tokyo
Un format pour le montage : HD 720p H.264 (compressé en FLV pour diffusion sur vimeo.com)
2 appareils photo avec fonction vidéo :
Tokyo Reality
– Canon EOS 5D Mark II (2475 euros)
– 14 mm f/2.8L II USM (2430 euros)
– 17-40 mm f/4L USM (785 euros)
– EF 50 mm f/1.4 USM (380 euros)
– TS-E 90 mm f/2.8 (1400 euros)
– EF 135 mm f/2L USM (1150 euros)
Prix total de vente en France : 8620 euros environs
Tokyo’s Safari
– Canon Ixus 110IS
Prix de vente en France : 260 euros environs

A vous de juger !!!
 

Tokyo Reality (Canon 5D MarkII) from Florent Porta on Vimeo.

 

Tokyo’s Safari from LeJapon on Vimeo.

 
EDIT : j’ai ajouté les prix approximatifs du matériel utilisé et j’ai corrigé quelques petites erreurs. A voir, le commentaire de David (himself) qui apporte beaucoup de précisions.

#vidéos

Mac OS X Snow Leopard

Nicolas, le 10 sept 2009

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Au lendemain d’une keynote qui m’est passé au dessus de la tête tellement je n’en attendais rien (nouvel OS déjà sorti, iPhone déjà sorti, pas d’autres projets d’achat…), le DVD de Mac OS X Snow Leopard est toujours posé sur mon bureau, attendant patiemment son installation tel le félin, au regard perçant et guettant sa proie, qui orne la boîte cartonnée. Pourtant, il est arrivé il y a déjà quelques jours.
J’étais, d’ailleurs, assez excité à l’idée d’installer au plus vite et je trépignais comme un beau diable entre la commande et la réception du précieux colis.
Mais voilà, comme j’utilise mon ordinateur pour travailler et pour le reste, la liste des points d’incompatibilité entre le nouvel OS d’Apple et la foultitude de logiciels que j’utilise m’a poussé à la prudence.
J’attendrai donc encore quelques jours ou semaine avant de faire le grand saut.
En attendant, je vous invite à découvrir cette fameuse liste ici.

#Apple

Tilt-shift miniature faking

Nicolas, le 09 sept 2009

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Le Tilt-shift miniature faking est l’activité qui consiste à transformer une scène réelle en diorama miniature à l’aide de l’effet de profondeur de champs propre aux objectifs Tilt-shift (à décentrement, en français).

Ca commence à faire un bail que j’ai croisé, pour la première fois, ce type de photos. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était en décembre 2004, sur le photoblog de the bitter*girls (un photographe qui fait également des miracles avec un lens baby). Et je dois avouer que je me suis pris une vraie claque. Au point que mon intérêt pour ce type de photo ne m’a plus quitté (j’ai même acheté à prix d’or un bouquin signé the bitter*girls…). Par contre, j’ai dû avoir comme un blocage quelque part car je ne suis jamais passé à l’acte en réalisant mes propres clichés tilt-shift.
Aucune raison en apparence pour ne pas mettre les mains dans le cambouis, d’autant qu’il n’est absolument pas nécessaire d’utiliser un objectif tilt-shift (très cher) car Photoshop arrive à la rescousse pour reproduire l’effet désiré. Je ne m’étendrai pas sous la forme d’un tutoriel, il y en a à foison sur le web (Google est ton ami).

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Alors pourquoi me suis-je décidé à passer à l’action ? C’est en découvrant les clichés de César (à voir ici) et en discutant à plusieurs reprises de ce sujet avec lui que j’ai eu tout d’un coup envie d’effectuer la démarche.
César utilise exclusivement son iPhone pour prendre ses clichés, les traiter et les poster sur le web (tumblr). Pour l’effet Tilt-shift, il utilise la très bonne application TiltShift Generator de Takayuki Fukatsu. Déjà adepte de ToyCamera et QuadCamera (également signé Takayuki), je me suis empressé de dépenser 0,79€ pour faire l’acquisition de TiltShift Generator.
Bien que cette application soit une merveille pour une iPhone App, je me suis senti, après quelques tests, quand même un peu frustré par le manque de précision dans la gestion de l’effet. Je me suis donc tourné vers Photoshop non sans rechercher, au préalable, quelques infos sur le web.

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La quasi totalité des tutoriels s’accordent à dire qu’en trois-quatre clics, on obtient l’effet recherché. C’est le cas si vous vous contentez d’un flou d’objectif assez grossier. Par contre, si vous poussez la réalisation dans le détail, vous pouvez passer pas mal de temps sur votre photo.
Je veux pour exemple les 3 clichés qui illustrent cet article. Même si je ne suis pas pleinement satisfait (essentiellement à cause de la prise de vue qui n’est pas très adaptée à l’effet Tilt-shift, mais je n’avais pas mieux au catalogue), j’ai pas mal fait fumer Photoshop pour les flous d’objectif, le détourage des différentes zones et les masques, et Lightroom pour la colorimétrie. Je dois d’ailleurs avouer que ma Wacom m’a été d’un grand secours, bien plus pratique que la souris pour ces exercices.
Dans la suite de l’article, vous pourrez, d’ailleurs, voir les clichés originaux à titre de comparaison.
A l’avenir, je vais faire en sorte de prendre des photos plus adaptées à cet effet et tenter de le reproduire en vidéo avec After Effects.

(suite…)

#hack it yourself #photos

Parlez-vous français ?

Nicolas, le 08 sept 2009

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« La toile est truffée de pièges. Méfiez-vous des fouineurs qui pourraient vous arroser de messages incendiaires sur votre courriel. Sans oublier le filoutage pratiqué par quelque pirate, éleveur de vers et de chevaux de Troie. En cas de problème, appelez une téléassistance. »

C’est ainsi que commence un article du journal 20 minutes consacré à la volonté du ministère de la culture de franciser tout et n’importe quoi avec une nette préférence pour le vocabulaire informatique.

En dehors du fait que cette démarche est ridicule, il suffit de lire ce premier paragraphe à voix haute pour ne pas en douter, je me permets d’ajouter qu’il y aurait mieux à faire concernant la sauvegarde du français. Comme par exemple ne pas accepter la dégradation de l’orthographe et de la grammaire (et j’en suis la première victime) à l’école et dans la vie active ou encore, tenter de limiter l’abandon total de règle d’écriture au profit du « langage SMS ».
Parce qu’en voulant franciser à tout prix au titre de la sauvegarde de la langue française, on obtient un résultat inverse. D’abord parce que l’introduction de termes anglo-saxons enrichit la langue française car ces mots ne remplacent pas des termes français existants. Personne n’éprouverait le besoin d’utiliser le mot « hacker » pour qualifier le pirate Barbe-Rouge. De plus, imposer cette francisation à outrance qu’importe l’usage populaire provoque une fracture supplémentaire entre administration et population : ne pas parler la même langue complique la communication et augmente le sentiment de rejet. Et je ne parle même pas des étrangers en France (pour x ou y raisons) qui ne pourront même pas compter sur ce vocabulaire international/universel pour leur faciliter certaines démarches. Et croyez-moi ce genre de petit détail peut soulager plus qu’il n’y paraît.

#média