The Amazing World of Gumball – écrit par DZ

Nicolas, le 28 juil 2011

Cet article vous est proposé par Geoffrey Dézède, fondateur et rédacteur en chef de l’excellent blog Desperate Zombie

The Amazing World of Gumball (par convenance, on l’appelle tout simplement Gumball) est une série animée consituée de 36 épisodes de 11 minutes qui va sortir en septembre sur la chaine Cartoon Network (et produite par sa branche Européenne).
Son pitch est très simple : les aventures d’un garçon de 12 ans, de sa famille et de ses amis dans la ville d’Elmore.

Mais il faut clairement se méfier de ce pitch à l’allure très simple car il y a pas mal de trucs qui s’y incrustent en faisant un peu de forcing.
L’aspect le plus important de Gumball est son visuel très très particulier. En effet, il mélange à la fois des personnages, en 2D, en 3D, animés d’une manière classique et d’autres qui donnent l’impression de se mouvoir comme dans les oeuvres de Jim Henson ou en stop motion. Ce petit monde est disposé devant des décors photoréalistes (qui sont en fait de bluffants collages de diverses photos).

Ce patchwork influence indéniablement le fond de Gumball. En effet, cette série d’animation est un véritable mashup de divers médias et d’époques. Son créateur, Ben Bocquelet, parle de ces fameux films de diverstissement Américains des 80’s (Les Gremlins, Les Goonies, etc…) comme des influences importantes. Pourtant, on pense souvent aussi aux jeux vidéo (certains sons, du gros pixel), l’animation Japonaise (les mimiques de certains personnages), les Toons (le format court, des personnages hystériques et immortels, l’humour), etc… En regardant l’intégralité des 36 épisodes, qui constituent la première saison de Gumball, on pourra sans doute sortir une bien longue liste d’influences et de clins d’oeil.

Mais d’où vient cette idée saugrenue de mélanger ces éléments normalement incompatibles et qui constituent finalement un tout homogène (grâce à un gros travail évidemment) à l’hétérogénéité (?!) pleine de fraicheur ?
En fait, Ben a créé pas mal de personnages au style différent pour divers projets de spots publicitaires (il a d’abord travaillé chez Studio Aka, spécialisé dans les animés publicitaires). Ils n’ont pas tous été utlisés, il a alors pensé à les mélanger dans un seul et même projet.

Il avoue aussi avoir été influencé par les clips de Gorillaz, par le travail de Windsor McCay (Little Nemo évidemment) et bien sûr par Qui veut la peau de Roger Rabbit.

Une telle entreprise, demande indubitablement pas mal de travail. Ben est entouré de jusqu’à 100 personnes, divers studios (Boulder Media, Studio Soi), et d’une team consituée de Mic Graves (réalisation), Richard Overall (montage), Ben Locket (la musique), Aurélie Charbonnier (storyboard), etc…

La série aura été pondue en 2 ans, et chaque épisode demande 9 mois de travail.

Gumball a été présentée à Comic’ Con 2011. À cette occasion, on a pu voir le pilote constitué de deux épisodes. Mes premières (très bonnes) impressions se sont confirmées. Gumball est comme une sorte de grosse boule de chewing gum débordant de couleurs et de saveurs mais qui surprend très agréablement.

On y découvre Gumball, un petit chat bleu, entouré d’une mère à qui il ressemble beaucoup, un grand papa lapin complètement gaga et à côté de la plaque, une petit soeur lapine aussi choupinette qu’intelligente et un poisson rouge nommé Darwin (!!!). Ce dernier est devenu son meilleur ami et son frère adoptif lorsque des jambes sont apparues (on risque d’ailleurs de nous l’expliquer un jour). Il y a évidemment tout un tas d’autres personnages à l’allure et au style extrêmement variés.

On peut rapprocher Gumball à la plupart des films de Pixar. En effet, la création de Ben est un véritable tour de force visuel au service de la narration. Et le fait que Gumball soit une sorte de slapstick absurde, acidulé et sucré va de suite plaire aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Ces derniers vont en plus retrouver pas mal de références actuelles et de leur enfance, ainsi que certains thèmes (voir la fin du 1er épisode et sa sympathique petite pique envers les personnes qui accusent internet de tous les maux).

Le pilote qu’on a pu découvrir à Comic’ Con, de par son fond et sa forme, était très divertissant, réjouissant, voire même hilarant.

Cette série débarque donc en septembre sur Cartoon Network, et elle devrait avoir droit à une application pour smartphones (et pourquoi pas à une version vidéoludique). Le site officiel américain contient pas mal de bonus (dont des mini jeux flash). On peut imaginer pas mal de goodies, dont des artoys. Je suis d’ores et déjà preneur.

Pour se donner une idée de The Amazing World of Gumball, il faut regarder la bande annonce ci-dessous, et jeter un oeil sur le site de teasing Français. Une fois que c’est fait, on a forcément envie de regarder le pilote qui peut être téléchargé via ce lien et iTunes.

Petite précisition :  cette série a déjà récolté un prix à Annecy 2011. Ça semble bien mérité.

#culture

La guerre des boutons

Nicolas, le 26 juil 2011


… Pas moins de 13 boutons dans la zone d’en-tête des articles du site Mashable !

Alors qu’aujourd’hui, le réseau LinkedIn propose un bouton pour postuler en un clic à une offre d’emploi, la mécanique de ma pensée se met en branle et me rappelle ce constat cette question existentielle : quand va s’arrêter cette contagion de boutons ?
Car contagion il ya : Like, Share, +1, Tweet, inShare, bookmarks divers, tumblr…
Sur certains sites (de préférence à haute teneur en information web et technologique), c’est une vraie guirlande de Noël qui s’étend en tête et en queue des articles !
Les réseaux sociaux se multiplient, leurs boutons respectifs aussi et viennent s’étaler sur les sites web toujours en quête de plus de services à fournir à leurs lecteurs.
Je dois avouer que j’y ai même cédé en ajoutant 4 boutons à mon blog pour couvrir le partage sur Facebook, Twitter et Google.
Bien sûr, il existe des services qui proposent de tout regrouper même c’est souvent au détriment du contrôle de l’information liée à l’usage des services de partage. Certains gros sites ne sont pas prêts à partager ces informations-là… la statistique, nerf de la guerre.
Autre inconvénient, pour les lecteurs avides de partage, qui considèrent que signaler leurs lectures de manière systématique au monde entier est un devoir de rigueur, ils se retrouvent à cliquer sur jusqu’à 5 boutons pour un article donné !
Est ce une avancée technologique ? Non, bien entendu. Plutôt un symptôme de l’état actuel du web social : complètement éclaté !
Ne nous faisons pas trop de souci non plus. Nous sommes encore libres de cliquer ou non sur ces boutons. En attendant la prochaine consolidation du web qui fera le tri dans cette épidémie de réseaux.

#média

Etes-vous prêts pour Lion ? – Vraiment ?

Nicolas, le 20 juil 2011


Crédits photo : Copyrighted Safari-Partners

Mac OS X Lion, révolution pour certains, simple surcouche graphique pour d’autres, doit arriver aujourd’hui. Mais point de queue à l’Apple Store pour se le procurer, car Lion n’est accessible qu’en téléchargement depuis l’App Store Mac.
Un changement drastique dans le mode de distribution, assez cohérent avec les habitudes d’Apple qui est de faire passer son marketing à coup de bélier. Mais êtes-vous prêt pour le passage à Mac OS X Lion ?
Les articles sur le thème ont fleuri sur le web pour bien expliquer comment il allait falloir procéder pour effectuer cette fameuse mise à jour en ligne. Méthode qui ressemble assez à une mise à jour d’OS, contrairement à une installation « propre ». Un peu d’organisation, un Snow Leopard bien à jour et « nettoyé »… tout devrait bien se passer. Oui, mais…
Mais je continue à m’interroger sur certains points.

- Faut-il se précipiter sur l’App Store pour cette mise à jour ?
Assez régulièrement, l’App Store est en carafe et il m’est arrivé, pour une simple application de quelques dizaines de mégaoctets de devoir m’y reprendre à plusieurs fois. Les quelques Giga de téléchargement avec une foule de geeks – mac addicts – apple fans excités qui en font de même au même moment ne devraient pas arranger les choses.

- Plusieurs Giga à télécharger, j’en connais qui vont faire la gueule.
Egoïstement, je m’en fous, je suis connecté en fibre optique chez moi et je devrais pouvoir télécharger dans de bonnes conditions (exception faite du point précédent). Mais, que va dire Free qui éprouve déjà le besoin de limiter l’accès à YouTube pour cause de surconsommation de bande passante ? Est ce que mon FAI va soudainement, bien sûr sans prévenir, couper les vannes et transformer le téléchargement du Lion en une véritable plaie ?
Et puis que dire de celles et ceux qui ont des connexions à « vitesses réduites ». Parce que ça existe encore ! Dans la campagne, beaucoup sont limités à quelques 2Mo. Je ne vous raconte pas comment ce téléchargement risque de bouffer le web sur plusieurs jours. Pour une simple mise à jour d’OS.

- Que va-t-il se passer en cas d’échec de mise à jour ?
Les histoires de plantage de mise à jour d’OS, je ne parle pas d’installation, mais bien de mise à jour car OS X Lion est une mise à jour de Snow Leopard, impossible de se passer de ce dernier. Les histoires de plantage de mise à jour d’OS, donc, sont légions sur le web. Comment récupérer le massacre dans ce cas-là ?
Réinstaller Snow Leopard, puis recommencer le chargement de Lion, pour finalement relancer la mise à jour ? On a vu plus efficace ! On est loin de ma méthode qui est de créer une image disque de mon disque d’installation d’OS sur une clé USB que je trimballe en permanence… au cas où…

Dématérialiser le réseau de distribution de Lion, je ne suis pas contre, mais je me dis que la transition aurait pu se faire plus en douceur, avec des solutions de repli peut-être plus évidentes. Parce que finalement, est ce que l’ensemble de la chaîne de cette distribution numérique est-elle prête pour Lion ? Je me pose toujours cette question à quelques heures de sa sortie.

Note finale : Depuis que j’utilise du matériel Apple, depuis 1994, donc, que ce soit pour les systèmes d’exploitation, les ordinateurs de bureau (du Performa au iMac toutes générations confondues), les ordinateurs portables (iBook ou Macbook Pro), tous les iPod (exception faite du tout premier touch qui est une machine de guerre invulnérable), iPad ou Apple TV, je ne peux que vous donner un conseil : Ne jamais céder à la première série ! Toujours attendre les premiers retours et correctifs nécessaires. C’est une vraie leçon de tranquillité ! Vous voilà prévenus.

#Apple

Falling Skies, Alphas et Warehouse 13

Nicolas, le 16 juil 2011

Je préfère éviter les longues tirages sur la quantité de travail ou encore ma cadette qui soudainement décide d’être adepte des insomnies… ça n’intéresse pas grand monde, voire pire, ça peut rappeler de mauvais souvenirs.
Alors, un article, histoire de ne pas trop laisser mon blog à l’abandon, pour vous parler des séries qui vont meubler les moments de « déconnexion du cerveau » cet été.

Falling Skies, réalisé par Steven Spielberg, avec, pour rôle principal, Noah Wylde (docteur Carter dans E.R., je suis fan). Pile entre Walking Dead et Battle Los Angeles, cette série nous entraîne dans la lutte pour la survie et la construction de la résistance humaine face à l’envahisseur alien. Si on pourra lui reprocher d’être un peu trop aseptisée en terme de psychologie des personnages, on retrouve bien ces ambiances de société de fin du monde comme on a pu les suivre dans Jericho ou Walking Dead. 5 épisodes déjà diffusés sur TNT et j’attends avec impatience la suite.

Alphas, nous propose de découvrir une cellule policière spéciale car composée de membres avec des super pouvoirs. Recette somme toute très classique, mais certains personnages peuvent s’avérer très intéressants. Le double épisode traditionnel de démarrage a été diffusé sur Syfy, me donnant envie de suivre ce que ça va donner. Si l’ensemble est agréable, il faudra, malgré tout, un « truc en plus » pour assurer la fidélité de l’audience. Sinon, la fin de la première saison en sonnera le glas.

Warehouse 13 n’est pas une nouveauté, mais elle fait partie des séries que j’ai laissée de côté (on peut pas tout voir non plus). Déjà 3 saisons pour cette série de l’écurie Syfy. Je ne peux encore vous donner mes sentiments, car si le « pitch » flico surnaturel n’a rien de transcendant, il laisse la place au meilleur (Fringe) comme au pire (Sanctuary).

On complétera (si le temps estival continue à être aussi dégueu) avec The Killing et Haven qui ont pour point commun des enquêtes policières dans de petits villages de bord de mer avec grisaille indélébile.

#culture

Oxelo Skateboards – India

Nicolas, le 04 juil 2011

Certains chanceux sont en vacances et vont s’évader, changer d’air, voir d’autres horizons. D’autres, moins chanceux, sont en vacances et vont devoir faire avec leur environnement quotidien. Et puis la dernière catégorie, continue à bosser et se reposeront un peu plus. J’en fais partie.
Pour tous, cette vidéo de Oxelo Skateboards en mettra plein les yeux.
Juste imaginez avant d’appuyer sur play : les français sont allés skater des contrées vierges, en Inde, pays où la planche qui roule est loin d’être aussi populaire que le cricket ou que le hockey sur gazon.
Un vrai plaisir de voir ces paysages magnifiques et les spectateurs ravis de voir ces acrobaties nouvelles, le tout servi par une vidéo très propre et une bande son délicieuse.
Je vous laisse pour un peu plus de 6 minutes de bonheur.

INDIA from Oxelo Skateboards on Vimeo.

EDIT : je viens de me rendre compte que Oxelo est une marque Decathlon. Ce qui explique ce nom très… exotique… Ceci dit, je leur tire mon chapeau car le travail d’image est vraiment bien réussi et évite les poncifs et autres lieux communs que l’on pouvait attendre d’un grand distributeur s’attaquant à un sport de glisse.

#vidéos