Vintage, âme et histoire

Nicolas, le 27 déc 2012

Cry Baby - Echo Park

Au lendemain de Noël, qui m’a, je dois l’avouer, gâté au delà de mes espérances, je vous propose un petit article sur une paire de cadeaux un peu particuliers.
Particuliers car ils ont une certaine âme, une bonne dose d’histoire.

Offerts par mon beau frère, guitariste du groupe the WMDs et accessoirement mari de ma soeur, une pédale wah-wah Dunlop Cry Baby 95Q et une pédale Line6 Echo Park. Il les a traînées pendant les 7 derniers années sur son pedal board, soit plus de 300 concerts. Bugnées, râpées, amochées, elles portent en elles une partie de l’histoire de the WMDs, ce qui en font des pièces uniques. Alors, bien sûr, elles mériteront un bon nettoyage, pour s’assurer que les contacts se font bien et qu’elles peuvent me garantir de longues heures de plaisir.
C’est la magie du « vintage », de la « seconde main » : ces pédales sont déjà de très bonnes pédales, mais l’usage qui en a été fait leur donne leur caractère unique et sentimental.
Résultat, ma Cry Baby classique ne devrait pas tarder à être prochainement vendue.

Jack Daniel's White Rabbit Saloon

Autre forme de vintage cette fois-ci avec une bouteille de Jack Daniel’s the White Rabbit Saloon, 120th Anniversary Limited Edition que ma mère a glissé sous le sapin. Bien entendu, la bouteille est neuve et, en cherchant un peu, il n’est pas encore trop difficile de la trouver. Pas tellement plus chère qu’une bouteille « normale » de Jack, elle arbore tout de même une magnifique étiquette à l’image du White Rabbit Saloon. Amateurs de typographie, vous devriez trouver votre bonheur.
Bouteille neuve, mais synonyme des 120 ans de l’inventeur du Tennessee Whiskey. Ce n’est pas rien et ça appelle le respect !

En espérant que vous avez, vous aussi, eu beaucoup de plaisir durant ces fêtes de Noël.

#subjectif

Jack Daniel’s White Rabbit

Nicolas, le 16 déc 2012

Jack Daniel's White Rabbit

Pour célébrer son 120 ème anniversaire, Jack Daniel’s propose une série limitée nommée White Rabbit.
Cette série limitée se caractérise par une étiquette au design spécifique (voir l’image ci-dessus) et un titrage à 43°, comme le Jack aux US et contrairement aux 40° de la version classique en France. 3 petits degrés qui changent la donne comme j’ai pu le constater en le goûtant.
Si vous êtes amateurs de Tennessee Whiskey, précipitez-vous pour trouver cette bouteille (22 euros) et en profiter comme il se doit.
Et pour la petite histoire, le nom de cette série limitée White Rabbit vient du nom de l’un des 2 saloons que Jack Daniel possédait à Lynchburg (Tennessee), pas très loin de la distillerie. Le White Rabbit Saloon et le Red Dog Saloon seront fermés en 1920 pour cause de prohibition. Aujourd’hui, les 2 saloons légendaires n’ont toujours pas réouvert leurs portes car le comté de Moore est un « dry county » (raah, l’ennui !) où il est interdit d’acheter et consommer de l’alcool. Seule la boutique de la distillerie possède une dérogation pour commercialiser des bouteilles collector.

Bonne dégustation et … l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération… si vous voulez vraiment vous mettre une mine, faites-le avec un autre alcool.

#tests

Baroness, S.N.O et Red Fang

Nicolas, le 15 déc 2012

<hors sujet>

Un long moment de silence lié à une belle surcharge de travail, des préoccupations familiales, 15 jours de rhino-laryngo-sinusite et 2 vagues successives de piratage de mes serveurs (ça semble être une mode du moment) qui m’ont pas mal bouffé de mon maigre temps libre. Mais me voilà de retour et dès que j’ai fini cette rédaction, je m’occupe des commentaires en stand-by.

</hors sujet>

Aujourd’hui, parlons musique. Ce ne sont pas forcément des nouveautés, mais j’aurais amèrement regretté de passer à côté !

Baroness

Baroness

Baroness

Baroness

Le groupe Baroness a signé un superbe double album cette année, intitulé Yellow & Green. Il fait suite à Blue Record (2009), Red Album (2007), Third (EP, 2007), Second (EP, 2005) et First (EP, 2004). On remarquera l’imagination qui émane des noms des galettes du groupes… j’ai hâte qu’on passe aux lettres de l’alphabet).
Superbe tant au niveau du son qu’au niveau des visuels, signés John Dyer Baizley, guitariste, chanteur du groupe et illustrateur pour d’autres groupes (dont Kylesa) et labels. Je n’ai pas eu l’occasion d’aller faire un tour du côté des anciens albums, je me fais donc une idée uniquement sur ce dernier : juste équilibre d’énergie et de mélodie, un son parfaitement mûr et maîtrisé qui prouve bien que le groupe à de la bouteille. Né en 2003 et composé des membres de Johnny Welfare and the Paychecks, Baroness s’est vu récompensé avec le titre de meilleur album de l’année (magazine Revolver) pour Red en 2007. Malgré des changements assez importants parmi ses membres, 2 guitaristes et un bassiste, ce groupe de sudistes (Géorgie, puis Virginie) propose, avec Yellow & Green, un ensemble cohérent, une promenade à travers le savoir faire du groupe qui s’amorce sur une intro (Yellow Theme) délicieusement mélodique suivie immédiatement d’un Take My Bones Away qui écrase tout sur son passage. Rien que pour ces 6’44 », le détour vaut le coup !
Un indispensable de l’année 2012 !

Stonewall Noise Orchestra

SNO

SNO

S.N.O. ou Stonewall Noise Orchestra, est un groupe… suédois qui, en terme de scène internationale, se contente de la Belgique et de l’Allemagne. Je dois avouer que je me souviens même plus comment je suis tombé sur ce groupe. Mais depuis que c’est arrivé, leur album Sweet Mississippi Deal ne me quitte plus. Déjà 2 ans que cet album est sorti et je regrette déjà que mes oreilles aient perdu autant de temps avant d’apprécier les riffs bluesy, gras et métalleux que délivrent les 5 suédois poilus.
S.N.O. a déjà 3 albums (2005, 2008 et 2010) à son actif et ne demande qu’à s’installer sur les scènes de festivals internationaux pour être apprécié à sa juste valeur.
Incontournable pour imaginer ce que donne un Fjord à la sauce Bayou.
On reparlera de Stonewall Noise Orchestra pour un article « guitar rig ».

Red Fang

Red Fang

Red Fang

Red Fang

Je vais terminer avec Red Fang dont j’ai fait la découverte il y a quelques jours à peine suite à une conversation de forum concernant « la telecaster et le gros son ».
C’est donc à cette occasion que je tombe alors sur la vidéo de Prehistoric Dog, premier titre de l’album Red Fang (2009), première galette du groupe. Titre et clip délirant à base bières, de son lourd comme la fonte, de barbes et de nerds déguisés en chevaliers. Un vrai bonheur qui me rappelle, dans un autre ordre d’idée, Weezer (dont je suis assez fan, comme vous le savez peut-être), de par les références fréquentes à l’universs culturel geek.
A Portland, il y a donc des baristas (hipsters qui travaillent), des musiciens (des hipsters qui font quelque chose), des fixies (moyen de locomotion de hipster), des babacools à la retraite (parents de hipters), des hipsters (hipsters qui ne font rien si ce n’est parler pour ne rien dire et aller aux festivals de musique de Pitchfork) et… Red Fang (hipster qui se sont trompés à l’intersection et sont partis direct se paumer chez les rednecks). Le groupe est né en 2005, produit 2 EPs et les compile en un LP titré Red Fang en 2009. Leur deuxième album, Murder the Mountains sort en 2011 et c’est là que tout commence avec de grosses tournées au côté de Crowbar et Kylesa, puis Mastodon. Ils sont d’ailleurs passé par Paris le mois dernier.
Red Fang est un vrai groupe de live, de musique simple, brute et efficace. De l’énergie et une ambiance qui détonne avec les productions léchées mais qui fait vraiment du bien par où ça passe. Les 2 albums sont à faire tourner sans relâche !

Ces 3 groupes sont affublés des étiquettes Sludge métal et Stoner Rock… à vous de voir comment les ranger dans votre discothèque.

Pour vous faire une idée, je vous invite à vous rendre sur les sites de Baroness, S.N.O. et Red Fang.

#musique