Bienvenue à Geek et Wired UK

Nicolas, le 09 juin 2009

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Je me baladais dans les rayons de mon marchand de journaux préféré (qui a le mérite d’être aussi sympathique que proche de mon chez moi) à la recherche du dernier numéro de Graffiti Art magazine (le numéro 8 ) qui « est disponible depuis hier chez tous les bons marchands de journaux (et même les mauvais) » comme il est écrit sur le site web du dit magazine. Bon ou mauvais, je ne sais pas, quoiqu’il en soit, impossible à trouver le numéro en question. J’invective le buraliste qui me confirme l’absence et me dit qu’il se renseignera. Voilà qui est une bonne chose de faite. Malgré tout j’ai du mal à me faire à l’idée de repartir bredouille, d’où une prolongation de ma promenade entre les périodiques divers.

Mon regard est alors happé par une couverture au style très presse US, aussi bien dans la mise en page, que dans le style de la personne affichée, jusqu’au titre. Geek. Il fallait oser. Tout comme il fallait oser sortir un nouveau titre de presse en cette période de crise économique. Le magazine est français. C’est le deuxième effet surprise. D’autant qu’à la lecture des titres affichés, il semble que le terme de geek ne soit pas galvaudé en « hightech-conso-design-vide » comme c’est fort souvent le cas en France. Non, ici, il s’agit du vrai geek, le passionné, le fétichiste, le cultivé. Car c’est d’une culture dont on parle. La culture geek. Ce numéro est un numéro 1 et de ce fait, il ne faut pas le juger avec trop dureté. Les sujets sont assez intelligemment traités, variés, mais on reste quand même à la surface des choses et laisse un léger goût de caricature de geek. Comme si on avait à faire à un stéréotype. Il y a fort à parier que tout ça va changer au fil des numéros car il est assez logique de ne pas vouloir effrayer le nouveau lectorat avec un contenu imbitable. Espérons qu’ils ont les épaules assez solides pour ne pas disparaître avant le 6ème numéro. Pour conclure, je dirais qu’il s’agit là d’un assez bon premier numéro avec une maquette fort agréable et encore trop rare dans la presse française. Je souhaite donc longue vie à ce bimestriel à 4,90 euros chez votre marchand de journaux. (le site web du magazine)

Un peu plus loin, au rayon de la presse internationale, voilà que je cherche le sacro-saint Wired. Et là, paf ! Le numéro est épuisé. Pas de chance. Sauf que le buraliste me fait remarquer qu’il a reçu ce jour le premier exemplaire de l’édition anglaise de Wired. Valeur sure, je n’hésite pas à l’acheter et me dit qu’au pire, ça me fera toujours un numéro 1 de plus à mettre dans mes archives de numéros 1. En parcourant le magazine, pas de surprise, tous les codes Wired sont là. Avec peut-être un petit chouilla de moins de pub, mais pour le reste… pas grand chose de neuf. A un détail prêt : un grand nombre d’allusions à des personnalités anglaises me laissent de marbre. Par manque de culture, tout simplement. Ce qui n’est absolument pas le cas dans la version US de Wired. Comme quoi, on a beau être beaucoup plus près des anglais que des américains, je me rends compte que je suis beaucoup plus au fait de l’environnement US que celui de nos voisins d’outre-manche. Malgré tout, il en reste que Wired UK est de bonne qualité et une lecture très intéressante. On le trouvera mensuellement à 6 euros et des brouettes dans les magasins de journaux proposant un rayon presse internationale (gares, aéroports, centres d’affaires et librairies anglo-saxonnes…)

Sur ce, je vais approfondir tout ça avant de fermer mes petits yeux fatigués d’une bonne journée de travail accompli.

Bonne lecture.

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