Bienvenue dans le club Licorne : Apprendre des startups de plus d’un milliard de dollars

Nicolas, le 11 nov 2013

Article très intéressant au titre « exotique », proposé par TechCrunch (qui s’affiche avec une façade toute fraîche, toute nouvelle et nettement plus agréable à la lecture) et rédigé par Aileen Lee, fondatrice de Cowboys Venture, un fond d’amorçage.

C’est justement en tentant de créer un profil type de la startup qui va dépasser le milliard de dollars de valorisation qu’est né le concept du club Licorne. La motivation derrière ce profilage est évidente pour un fond d’amorçage : identifier le plus tôt possible les startups à fort potentiel de croissance pour effectuer un amorçage à moindre risque et les accompagner pour encore augmenter la probabilité de succès.
Ce club, virtuel, réuni 39 startups, soit 0.7% des sociétés financées. Depuis 2003, il y a donc une moyenne de 4 licornes qui naissent par an. Les sociétés orientés consommateurs y sont plus nombreuses. Les sociétés B2B ont, quant à elles, un meilleur retour sur investissement (moins de fonds levés et revenus plus élevés). Toutes les licornes se répartissent sur 4 modèles économiques types : e-commerce, monétisation de l’audience, software service, software pour entreprise. Il faut compter plus de 7 ans avant de voir ces sociétés engendrer des revenus. Les fondateurs d’une vingtaine d’années font exceptions. Les Licornes sont fondées plutôt par des trentenaires qui ont un passé commun et un bon niveau de formation. La reconversion en cours de route est une exception. San Francisco (pas la Silicon Valley) est le nid favoris des Licornes. Il y a peu de diversité chez leurs fondateurs.

Si vous reconnaissez votre startup dans ce profil, vous devriez avoir des chances de faire partie de ce club. Si vous n’en êtes pas sûr et que vous souhaitez avoir plus de détails sur cette étude, je vous invite à lire l’article complet.

Ceci étant dit, lors des dernières conférences sur l’entrepreneuriat spécifique aux startups, j’ai pu constater que la mythologie est très grande et repérer quelques erreurs typiques. J’en parle d’autant plus aisément que j’ai fait ces erreurs également. Par exemple, penser qu’une idée, tout aussi créative et originale quelle soit, est suffisante pour assurer le succès d’un produit ou d’un service. Si votre idée ne répond pas à un problème ou besoin, c’est mort. Autre exemple, penser qu’il faut absolument avoir un prototype et un business plan pour se faire financer. Tout dépend du type de financement que l’on doit obtenir. Il est délicat, voire irréaliste, de penser qu’une startup a son produit et son modèle économique, car si tel est le cas, la startup est une entreprise et non une startup.
La démarche assez commune des jeunes startupers que j’ai croisés ces derniers temps est : avoir une idée, la garder secrète, monter un prototype et un business plan, faire des tests et en courber les résultats pour coller à leur business plan sans trop remettre l’ensemble du modèle en cause, le tout pour chercher des financements le plus rapidement possible. Le succès immédiat est envisageable, mais sur du plus long terme, il y a de très grands risques d’échec !

#Startup #subjectif