Coyote et Litteul Kevin

Nicolas, le 04 sept 2012

Fluideglacial coyote

Coyote2

Dans la série « je-n’arrête-pas-de-me-rendre-compte-que-mine-de-rien-je-commence-à-me-faire-vieux », je me souviens qu’en septembre 1991, j’ai acheté Fluide Glacial. Comme les mois précédents et suivants, d’ailleurs. Mais ce numéro 183 de FG avait quelque chose de spécial : les premières planches d’une nouvelle BD signée Coyote : Litteul Kevin.
Bien entendu, Coyote, à l’époque, ça me disait rien. Mais Litteul Kevin avait le mérite de rassembler 3 de mes préoccupations favorites : les bikers, le rire et la BD.
Aujourd’hui, Litteul Kevin peut boire de l’alcool dans tous les Etats des USA et Coyote n’a plus rien a prouver avec de multiples albums du petit Kevin et de sa famille, 88 couvertures de Freeway et ses personnages Mamouth et Piston, etc… et moi, je réalise une fois de plus que plus de 20 ans sont passés entre temps.
Si vous ne connaissez pas encore Coyote et son univers, découvrez-le sur son site très fourni.

#lectures

Super triste histoire d’amour de Gary Shteyngart – écrit par Michel Hennin

Nicolas, le 09 août 2012

Durant l’été, mes lectures sont plus légères et dérisoires ! J’entasse donc au printemps quelques romans qui me permettront de profiter pleinement de la plage.

Après avoir lu Absurdistan de Shteyngart il y a quatre ou cinq ans, je savais que la lecture de son dernier roman serait jubilatoire et je ne fus pas déçu. Cet auteur manie l’ironie et l’humour avec un plaisir non dissimulé et permet ainsi aux lecteurs de dévorer ces pages avec gourmandise et délectation.

Cette satire est si actuelle qu’il serait souhaitable que nos dirigeants estivants de la cote varoise la lisent afin de prendre un recul salvateur !

Si vous recherchez un roman drôle et tout aussi émouvant, n’hésitez plus et achetez le vite en librairie ou sur votre Kindle.

#lectures

Le premier numéro de Wired, disponible sur iPad

Nicolas, le 09 juin 2012

Wired first issue

Gratuitement, en plus !
Voilà donc la raison ultime pour se précipiter sur le Kiosque pour télécharger ce numéro historique du magazine Wired. Surtout si vous n’en avez jamais parcouru les lignes… vous n’aurez que 20 ans de retard concernant le magazine de référence du monde connecté.
Au programme, le contenu original du tout premier numéro dans toute sa splendeur kitch : lorsqu’on est à l’avant-garde, on ne vieilli pas forcément très bien. Même si je n’ai acheté Wired pour la première fois qu’en 1998, j’ai le sentiment de me retrouver en terrain connu. Comme une visite de la classe de CP avec les petits bureaux et l’odeur d’alcool des polycopie ; comme une madeleine de Proust d’adoption ; des images posées sur une histoire si éloignée et virtuelle.
Bon anniversaire, Wired, encore un an avant de te prendre une belle murge !

#lectures #média

Adam Yauch x Maurice Sendak

Nicolas, le 08 mai 2012

Adam Yauch

Maurice Sendak

Vendredi soir, lorsque j’ai appris la mort de Adam Yauch aka. MCA des Beastie Boys, j’étais parti pour écrire un long article pour exprimer tout mon respect que j’ai pour lui, pour raconter comment, en 1988, lorsque je n’avais que 12 ans, je me suis pris une claque monumentale en écoutant Licensed to Ill. J’étais parti pour une tirade bien longue, aussi longue que 24 ans (sur 36, ça le fait) d’influence non seulement en terme de musique, mais aussi en terme de tout le reste : esthétique, art… culture, quoi.
Un de ces articles pas si facile à écrire que ça, surtout en l’absence d’un peu de temps au calme.

Et puis ce mardi 8 mai, c’est la mort de Maurice Sendak que j’apprends. Encore un pilier de ma culture « vivante » qui trépasse. Parce que Max et les Maximontres (Where thé Wild Things Are), ça compte quand même ! (amusez vous à taper Where thé Wild Things Are dans le moteur de recherche de blog, vous comprendrez).
Bon, il est vrai que le second avait 84 ans. Tout comme Jim Marshall, décédé le 5 avril dernier à 88 ans, on pouvait commencer à se préparer. Adam, quant à lui, a mis 3 ans pour céder à son cancer des glandes salivaires, à 44 ans.
En tout, cas, ça commence à me gonfler cette logique irrémédiable de la vie qui veut qu’on meure. C’est con, mais c’est mon sentiment aujourd’hui. Jobs, Marshall, Yauch, Sendak… La loi des séries ? Je l’emmerde. Même si ça sert à rien. Je l’ai déjà copieusement emmerdée lorsque mon oncle a suivi mon grand père dans l’au-delà dans un intervalle ridiculement court. Pourtant, ça n’a rien changé et ça ne changera jamais rien.
Brooklyn, terre natale de Adam Yauch et Maurice Sendak est en deuil, elle a perdu 2 de ses génies.

P.S.: Si j’ai le courage, j’écrirai quand même ma prose initiale sur les Beastie Boys. Par pur plaisir personnel.

#lectures #musique #subjectif

iBooks

Nicolas, le 27 juin 2011

J’utilise principalement iBooks pour lire des magazines et des bouquins techniques (entendez par là, de programmation pour la plus part).
Les romans, je continue à les lire en papier et les comics trouvent leur place dans l’application ComicBookLover qui est plus adaptée à la gestion des comics.
Parce que le moins que l’on puisse dire, c’est que iBooks est plus que simpliste comme application. Gestion succincte de sa bibliothèque et de ses collections, synchronisation avec iTunes. Heureusement, la fonction « Ouvrir dans… » disponible dans iOS 4 assure la passerelle entre Safari et iBooks dans l’iPad ou l’iPhone et, ainsi, télécharger et organiser ses livres, magazines ou documents PDF sans avoir à passer par l’ordinateur.
Malgré le peu de fonctions (comparez juste avec GoodReader, juste pour rire), iBooks fait bien ce qu’il a à faire.
Mon usage de iBooks, pour les magazines, est limité aux moments où je n’ai rien d’autre à faire, pas assez de temps pour me plonger dans un programme vidéo, ni de me mettre au travail, ou tout simplement pas envie. J’en profite alors pour lire ou feuilleter quelques magazines.

Une sélection éclectiques que je ne trouve pas en kiosque (magazines anglo-saxons) et que je mets à jour régulièrement sans les archiver.
On y trouve un échantillon représentatifs des lectures nécessaires à alimenter mes centres d’intérêt si divers : Comic-Con Annual, Macworld, MacLife, MacUser Harvard Business Review, New Scientist, Pour la science (l’exception francophone), Astronomy (pas facile à lire parfois), Guitar Player, Cycle Source, Hot Bike, Hot Rod, NZV8, Lowrider, The Skateboard Mag… Cette liste a tendance à varier en fonction de mon humeur du moment.
Alors que je n’avais jamais éprouvé le besoin d’utiliser iBooks sur mon iPhone, je dois avouer que son usage est très pratique sur iPad.

#Apple #lectures #média

Le Chat du Rabbin

Nicolas, le 03 juin 2011

Ce mercredi est sorti Le Chat du Rabbin au cinéma. Non seulement réalisé, mais surtout créé par Joann Sfar (n’est ce pas Monique Pantel ?!) sous la forme d’une bande dessinée en plusieurs volumes, ce long métrage d’animation reprend la trame de celle-ci et sa problématique : la différence entre les religions et les rapports entre les peuples.
Ce sujet mérite-t-il qu’on lui consacre un film entier ? Compte tenu qu’il s’agit certainement de la question la plus récurrente depuis la naissance de l’humanité, je pense que oui (n’est ce pas Monique Pantel ?! bis).
Je n’ai pas vu ce long métrage, mais je suis fan de la bande dessinée. Le coup de crayon et les textes de Joann Sfar sont un vrai bonheur. Le chat est attachant de sagesse et d’impertinence, sa maîtresse est la beauté incarnée et le paysage du Maghreb est lieu de prédilection pour illustrer la mixité religieuse entre Séfarades et Musulmans.
Le Chat du Rabbin devrait être distribué dans toutes les langues, dans toutes les régions du monde… avec une priorité pour Israel et la Palestine.

Note : Je n’ai rien contre Monique Pantel qui fait plutôt des bonnes critiques… et puis elle n’est pas la seule à ne pas bien se renseigner sur qui est Sfar, réal de Gainsbourg, Vie héroïque, mais pas seulement.

#culture #lectures

Dennis Hopper: Photographs 1961-1967 (Taschen)

Nicolas, le 07 oct 2009

dennis hopper

Les 150 films dans lesquels il a joué ne vous suffisent plus. Votre magnétoscope a définitivement bouffé la bande d’Easy Rider dont il est le réalisateur. Mais il vous en faut encore et toujours plus.
Heureusement, Dennis Hopper a plus d’une corde à son arc. A ce niveau-là, on peut même parler de harpe. Il a tout fait. L’acteur, le réalisateur, le peintre, le poète… Et c’est, aujourd’hui, Dennis Hopper le photographe qui est à l’honneur, alors qu’il sort de l’hôpital pour cause de symptômes grippaux… heureusement, tout va bien.
Donc, Taschen, la maison d’édition qui fait tant de bien à l’esthétique, consacre un ouvrage de 546 pages aux photographies que Dennis Hopper a prises entre 1961 et 1967. En effet, l’artiste ne se sépare jamais de son appareil photo (comme Aznavour) et a l’oeil pour traduire le quotidien américain. Un recueil de très grande qualité, ce qui n’est pas du luxe compte tenu du fait qu’il faudra débourser pas moins de 500 euros pour vous procurer l’ouvrage, si tant est qu’il en reste sur les 1500 disponibles dans l’édition « normale » numérotée (101-1600) et dédicacée par le photographe. Et si votre passion est au delà des limites de la décence, vous pouvez vous offrir l’un des 100 exemplaires de l’art edition (1-100) qui est accompagnée d’un tirage argentique signé et titré Biker Couple, mais pour ça, c’est 1250 euros qu’il faudra mobiliser (ce qui n’est, finalement, pas tant que ça).
Pour tous ceux qui préfèrent être prudent avec leur budget, vous pouvez toujours feuilleter l’ouvrage dans sa totalité sur le site de Taschen. Vraiment, ça vaut le détour !

#lectures #photos

Du Japon et des photos

Nicolas, le 29 août 2009

chemin de fer

Comme un imbécile, j’ai oublié le chargeur de mon MacBook Pro au bureau. Et je doute un peu de mes capacités à convaincre ma compagne de me laisser le sien et ma fille de me laisser sa place devant le iMac. Je risque alors d’avoir un peu de mal à effectuer mes petits travaux rédactionnels que je comptais bien abattre durant le week-end.
Plongé dans le doute, j’en profite pour voir le côté positif et me dis que je vais faire tout un tas d’autres choses, comme rattraper mon retard littéraire. Et puisqu’on parle de livres, vous pouvez voir ci-dessus une photo illustrant le boulot énorme qu’est en train d’effectuer David pour son prochain livre photographique sur le Japon. Et croyez-moi, ce sera à la hauteur de son précédent !

Un vrai must have pour les amateurs de ce pays qui voient un peu plus loin que le porno-électronico-manga.

#lectures #photos

Max et les maximonstres (Where The Wild Things Are)

Nicolas, le 20 juil 2009

maxetlesmaximonstres.jpg

Il y a un peu plus d’un an, je commençais à voir apparaître des illustrations tirées d’un livre pour enfant que je me souvenais avoir lu. Le souvenir était clair et net. Le livre en question m’avait marqué. Mais impossible de me souvenir de quoi il en retournait. Comme les illustrations reprises sur le web n’étaient pas légendées et que j’avais autre chose à faire que de me lancer dans de profondes recherches, j’ai laissé ça de côté.
Puis les illustrations et autres allusions se sont fait plus fréquentes et finalement un titre est apparu : Where The Wild Things Are. Ca ne me disait rien. Autre indice, l’auteur, Maurice Sendak. Là, plus possible de ne pas trouver le titre français : Max et les Maximonstres. Un coup de fil à ma mère pour lui demander de me retrouver l’ouvrage dans ma chambre d’enfant (et d’ado) et là, déception. Je n’ai jamais eu ce livre. « On a dû l’emprunter à la bibliothèque » me dit ma chère Maman. Je ne peux que la croire et me rendre à l’écidence.

En réalité, j’ai plutôt été nourri à coup de Tomi Ungerer (Les 3 Brigands…) et là, je peux vous dire qu’on en trouve quelques uns (entre autres) dans ma bibliothèque d’enfant. Ce sacré Tomi qui défrayait la chronique car il écrivait autant de contes pour enfants que d’histoires érotiques. Un peu comme, dans une moindre mesure, Rob Zombie, qui avant de devenir un spécialiste du film d’horreur (House of 1000 Corpses, The Devil’s Rejects, Halloween…) et un metalleux reconnu, était technicien sur une émission de télé pour enfant et designer d’un magazine porno. Mais comme le dit le vendeur du kiosque d’à côté : « Le magazine Parents ? C’est tout au bout du rayon, juste après les magazines porno… c’est logique… faut bien les faire les enfants ! » Cette logique n’engage que lui.

Je m’égare… revenons à nos moutons.

wherethewildthingsare.jpg

Comment est-il possible que ce livre de Sendak m’ait autant marqué en l’ayant possédé seulement le temps d’un emprunt ? Tout simplement parce que c’est une merveille. Et ce n’est pas pour rien qu’en visite à la librairie pour enfants (je cherchais quelques contes pour ma fille) j’ai craqué et je me suis acheté Max et les Maximonstres. Ma fille est déjà un peu âgée pour le lire, mais je me ferai un plaisir de le lire au futur bébé. Mais vous l’aurez compris, ce n’est qu’un prétexte pour un achat bien nostalgique comme il faut.

Tout ça n’explique pas pourquoi les illustrations de Sendak ont fait leur apparition sur le web ces derniers temps. Et bien c’est simple : Where The Wild Things Are est porté à l’écran et sortira le 14 octobre 2009. Un travail de plus de 5 ans signé Spike Jonze (à qui l’on doit Dans la Peau de John Malkovich et quelques clips comme Da Funk…). Le trailer me fait saliver. Je vous laisse en juger par vous-même :


Where the Wild Things Are | Directed by Spike Jonze from JoeL K on Vimeo.

Pour en savoir plus, visitez le site officiel du film et découvrez ce fabuleux blog répertoriant des travaux graphiques inspirés par l’oeuvre de Maurice Sendak : Terrible Yellow Eyes.

#culture #lectures

Monstrueux de Kirino Natsuo

Nicolas, le 18 mai 2009

Pendant 2 ans et demi, je n’ai quasiment pas eu le temps de lire. De longues journées de travail, le soir occupé avec ma petite famille et, de toutes façons, suffisamment de stress pour que je préfère m’abrutir sur un programme TV pour décérébrés à la lecture de l’un des livres qui s’accumulaient dans un coin du bureau.

Je n’ai pas forcément moins de travail aujourd’hui (j’ai repris mes activités rémunératrices après 3 bonnes semaines de vacances) mais j’ai la possibilité de mieux l’organiser. Résultat, j’arrive à nouveau à me plonger dans mes lectures. Mais il ne faut pas croire que c’est si facile que ça ! Je regarde moins la TV, me contentant de quelques films que j’ai vraiment envie de voir, de rares émissions « intelligentes », j’écoute la radio en faisant la vaisselle et j’écoute de la musique en travaillant et en … lisant. Voilà comment malgré ma fille qui ne pense qu’à me traîner au parc pour jouer, ma compagne « diminuée » par sa grossesse et mon besoin frénétique de satisfaire de nombreux centres d’intérêt, j’ai réussi à me remettre à lire vraiment (c’est à dire des livres sans images !).

Et pour bien commencer, « Monstrueux » de Kirino Natsuo me semble pas mal du tout. J’ai lu, il y a quelques temps déjà, le deuxième livre de Kirino Natsuo, Out (prix de la Japan Mystery Writers’ Association en 1998), qui ne m’a pas laissé indifférent du tout. J’espère qu’il en sera de même pour celui-ci. « Monstrueux » a pour narratrice une jeune femme dont le père est suisse et la mère japonaise (serait-ce une coïncidence ou un choix volontaire et amusant de ma mère qui m’a offert ce bouquin ?). Mais le point central de cette histoire est en réalité Yuriko, la petite soeur de la narratrice, que cette dernière qualifie de monstre à cause de sa beauté si parfaite. Yuriko, pourtant, devient prostituée et est assassinée.

Je ne vous en dit pas plus sur l’histoire. Par contre, alors que je termine de dévorer le premier quart du livre, je peux d’ores et déjà vous dire que Kirino Natsuo ne me déçoit pas avec ce nouveau thriller. Le style est brut, direct, et au delà de l’intrigue principale, c’est une grande claque qui réveille les consciences sur certains aspects de la société japonaise. A éviter pour celles et ceux qui veulent sauvegarder leurs fantasmes sur le pays du Soleil Levant. Mais à ne pas manquer pour qui souhaite ouvrir les yeux sans tomber dans le piège de « Stupeur et Tremblements ».

Vous comprendrez aisément pourquoi mon exemplaire est dans un tel état, moi qui suis si soigneux avec mes livres, en imaginant que je ne le lâche plus. Même quand je surveille la cuisson du poisson dans la poêle.

#lectures