Résolutions 2015 ?

Nicolas, le 06 jan 2015

Quand je regarde le carnage qu’a fait mon emploi du temps sur ma régularité d’écriture, je mesure une fois de plus à quel point je devrais faire mon possible pour tenir mes résolutions de nouvelle année.

Ceci dit, je dois admettre que 2014 a vu se réaliser la plus difficile d’entre elles : ne plus fumer. Je tiens bon. Je ne fume plus du tout. Pas touché une clope depuis… mon dernier article, enfin un peu plus. Ça va faire 3 mois. Déjà !

Cette année, il faut que je me stabilise un peu. Arrêter les charrettes (bon, je ne suis pas le seul responsable, mes clients m’aident beaucoup dans cette destruction systématique de ma régularité), ce serait bien. Rêvons un peu : sauter moins de repas, dormir davantage et faire plus d’exercices.

Accorder plus de temps à des tâches intellectuellement enrichissantes. Je vais pas me plaindre, j’y consacre quand même du temps. Lecture, écriture, films et séries, musique. Mais, en a-t-on jamais assez ?! Et avec un peu plus de temps, je pourrais faire un peu moins de multi-tâches pour prendre plus de plaisir en me concentrant davantage sur chacune de ces activités.

C’est tout pour aujourd’hui. Et c’est déjà beaucoup.

#subjectif

Comment j’ai arrêté de fumer

Nicolas, le 25 oct 2014

e-cig

Après 22 ans de tabac intensif, j’ai enfin réussi à arrêter de fumer.
Et je dois ce miracle à la cigarette électronique.

Ca n’a pas été une mince affaire. J’ai 38 ans et j’ai commencé à fumer, bêtement, à l’age de 16 ans. Je dis bêtement parce que, comme beaucoup d’autres, j’ai fumé ma première clope sans réelle motivation, mais plus parce que fumer était la norme dans mon entourage d’amis formé de rockers et autres rebels en herbe.
J’ai fumé pendant 22 ans et j’ai tenté un nombre incalculable de fois d’arrêter. Sport intensif, patch, gommes à mâcher, vaporisateur de nicotine et même Champix, aucun des substituts classiques n’a fonctionné. Chaque tentative s’est soldée par des crises de nerfs, d’angoisses extrêmes, des troubles gastriques, de l’attention. De quoi rendre impossible mon sevrage pendant une période supérieure à 48 heures.
Qu’on soit bien clair, le matin, il me fallait moins de 30 secondes pour passer de l’oreiller au cendrier. J’avalais les bouffées de 3-4 cigarettes en moins d’une heure avant d’être opérationnel et je consommais de 15 à 20 cigarettes chaque jour, invariablement, sans réellement m’en rendre compte, sans jamais pouvoir diminuer.

Au mois de Septembre dernier, j’ai acheté une cigarette électronique au bureau de tabac du coin. J’avais promis à ma femme, qui se plaignait de l’odeur du tabac qui m’accompagnait, de faire un effort. Une cigarette bas de gamme et une fiole de 10ml de liquide saveur tabac blond à 8mg de nicotine devaient m’aider à venir à bout de mon addiction. Que nenni. Résultat infructueux.
Une discussion avec mon médecin sur mon envie d’arrêter et je suis assez surpris qu’il me propose la fameuse e-cig comme substitut. « Mais ça n’a pas marché, j’ai toujours envie de fumer », rétorquais-je. « Augmentez la dose de nicotine » me répond-il. Passer à 16mg de nicotine, c’est avouer que je suis un gros fumeur. Dur. Mais j’achète une nouvelle petite bouteille de liquide dosé plus fortement.

Nouvelle tentative. Je tiens une bonne demie journée, en milieu de semaine, sans trop sourciller. Craignant le lendemain matin avec l’obligation d’être opérationnel rapidement, je remets ma prochaine tentative d’arrêt au week-end suivant.
Le vendredi midi, mon dernier paquet de clope est vide et je reprends la cigarette électronique. Le samedi, je tiens le coup tétant ma nouvelle tétine autant que possible. Mais voilà, ça ne se passe pas comme prévu et mes filles semblent s’être liguées pour me stresser. Le dimanche, je craque et je rachète des clopes.
Mais je sens qu’il y a un truc qui s’est passé, que je n’ai jamais été aussi près du succès. La méthode me semble bonne, mais l’outil pas encore adapté. Durant la semaine qui suit, je fais du lèche-vitrine, durant mes poses clopes, devant la vitrine du magasin de cigarettes électroniques en face de mon bureau. Le soir, je me documente sur internet pour apprendre ce que je dois savoir sur cette pratique du vapotage.

Je programme ma prochaine tentative au vendredi midi suivant et je décide de m’équiper comme il se doit, avec du matériel de compétition, histoire de mettre toutes mes chances de mon côté.
Je parle quasiment une heure avec le patron de la petite boutique. J’explique ma motivation. Je décris le fumeur que je suis. Ce que j’attends de la cigarette électronique et raconte mes 2 dernières tentatives. Ce dernier, ancien très gros fumeur, comprend ce que je lui dis et me conseille. Je teste différents modèles, enregistre les différences, découvre les réglages, les techniques utilisées. Je « goûte » différents liquides.
J’investis. J’achète un « mod » électronique (innokin itaste SVD) massif qui me permet de régler la wattage et le voltage afin d’obtenir le « hit » qui sera le plus proche de mes clopes. Je prends un clearomiseur à l’allure solide et de belle contenance (KangerTech Protank II). Accus, chargeur et une bouteille de liquide (Liquideo Jolie Blonde), dosé à 16mg de nicotine, très neutre et proche du goût du tabac blond sec qui compose mes Lucky Strike.

Depuis, porté par la sensation que m’apporte ce matériel, le hit, très proche des vraies cigarettes, et une certaine motivation de geek (que de matériels, de liquides, à tester, à combiner, de tests à lire, des trucs et astuces à découvrir), je n’ai plus touché une cigarette. Voilà plus de 2 semaines maintenant.

Je vais bien, je ne flippe pas, je ne fais pas de crise de nerf ou d’angoisse. Quand j’ai envie de fumer, je vapote. Je fais en sorte d’apprécier cette nouvelle habitude, d’être à l’aise avec ça, de ne surtout pas me sentir coupable de « téter » plus que je ne l’aurais imaginer. Pour l’instant, je profite pleinement de ma victoire contre la cigarette, la vraie, celle qui me tuait (ou qui a peut-être déjà lancé le compte à rebours).

Ma seule crainte ? Que les gouvernements, les fabricants de tabac et les organismes de lutte contre le cancer, qui profitent, de manière plus ou moins hypocrite, de cette industrie de mort, ne s’intéressent de trop prêt au vapotage et m’empêchent d’arrêter sereinement. Je ne me fais pas d’illusion : pour la première fois, cette année, la consommation de tabac recule et les profiteurs ne ont pas se rendre sans se battre !

Parce que, oui, je suis affirmatif, la cigarette électronique comme substitut dans l’aide au sevrage tabagique, ça marche. J’en suis maintenant une preuve, vivante.

#subjectif

Numa

Nicolas, le 07 mar 2014

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Voilà plus de deux semaines, maintenant, que mon nomadisme compte une nouveau point de chute.
Numa.

Situé au 39 rue du Caire, à Paris, Numa est un lieu ouvert à tous (au rez-de-chaussée) où il suffit d’arriver suffisamment tôt pour trouver une place et poser son ordinateur. Le Wifi est gratuit et rapide. L’ambiance est plutôt bonne, tantôt très studieuse (le matin), tantôt animée d’un joyeux brouhaha (l’après-midi).
Pour ceux qui veulent la sécurité de la place et un calme absolu, il y a toujours l’option des postes du premier étage, à 15 euros la journée (soir 300 euros/mois, ce qui est dans la moyenne des postes en co-working à Paris).
En montant dans les étages, on découvrira des zones réservées à des expériences, des startups en phase d’accélération, des salles de réunion (qu’on peut réserver également) et une petite salle réservé à Orange.

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Les gens sont globalement sympathiques et hétéroclites. Des (plus ou moins) jeunes loups qui sont à la recherche du nouveau coup sur internet, des freelances rookies un peu paumés, des nerds à peine sortis de l’école, des vieux briscards du web qui connaissent tout-et-tous et partagent volontiers leurs anecdotes autour d’un café.
Si on tend l’oreille, on prendra connaissance de projets intéressants, et si on fait l’effort de communiquer un peu, on trouvera vite et facilement tout un tas d’info qui pourra donner un bon coup d’accélérateur à votre propre projet.

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Côté intendance, le tarif des consommations sont plus que raisonnables, surtout pour un plat du jour équilibré, de qualité et varié (6 ou 9 euros). Des sandwiches et les boissons classiques du Coca au café. De quoi faire un festin pour moins de 10 euros. Au comptoir ou devant son ordi.

Alors, comme dit Phil Jeudy : « Bon Dieu, mais sors de ta chambre et va voir ce qui se passe dehors ! »
Ça vaut le coup.

#hack it yourself #subjectif

Le Boston Consulting Group et la notion d’innovation

Nicolas, le 18 nov 2013

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Je ne vais pas y aller par 4 chemins. Malgré le profond respect et la grande admiration que je traîne pour le Boston Consulting Group depuis mes années d’études de gestion (si, si, vous savez, la matrice BCG…), je dois avouer ne pas comprendre, voire trouver ridicule d’établir un classement des 50 entreprises les plus innovantes en se basant sur les critères que sont :

  • Croissance de la marge opérationnelle
  • Croissance du chiffre d’affaires
  • Taux de rentabilité de l’action

En plus du nombre de brevets déposés, comme le souligne le journal du net en introduction de l’article qu’il y consacre.

Donc, « innovation » se résume par pondre des brevets, croitre et rentabiliser son activité ?
Intéressant. Et logique lorsqu’on voit le classement.

Ainsi, Tesla se hisse difficilement à la 41ème place derrière :
1. Apple
2. Samsung
3. Google
4. Microsoft
5. Toyota
6. IBM
7. Amazon
8. Ford
9. BMW
10. General Electric
11. Sony
12. Facebook
13. General Motors
14. Volkswagen
15. Coca-Cola
16. Hewlett-Packard
17. Hyundai
18. Honda
19. Audi
20. Daimler

20 sociétés, qui, à part Google qui décidément est un cas à part, ne sont pas synonyme, à mon avis, d’innovation.
Où sont les acteurs du biomimétisme, par exemple, de la robotique, de la domotique, de la recherche médicale… Ces boites qui par définition ne peuvent être rentables car plombées par la R&D et sans marché mûr car innovantes ?

J’ai de plus en plus le sentiment que le terme innovation (même chose pour disruption et growth hacking) est devenu le mot à la mode avec la bonne dose d’abberation que ça comporte.

Alors, Messieurs du Boston Consulting Group, ce coup-ci, je ne vous tire pas mon chapeau !

Article du Journal du Net

#média #Startup #subjectif

Internet : Neutralité et Alternative

Nicolas, le 11 nov 2013

Une relation peut être à faire entre l’article de Fast Company How To Build A Low-Cost “Wi-Fi Mesh Network” For Emergency Communication et l’article de Wired We’re About to Lose Net Neutrality — And the Internet as We Know It.

Je m’explique avant que vous ne quittiez cette page pour vous enquérir de ces si pertinentes lectures.

Internet, tel qu’il a été originellement pensé et conçu, un réseau non lucratif d’échanges d’informations et de connaissances, n’existe plus depuis longtemps.
Si sa dimension économique n’a mis que peu de temps à muter créant les richesses que l’on connait, la neutralité du réseau est encore un terrain de résistance important.
Mais pour encore combien de temps ?

Pour rappel, la neutralité du réseau Internet veut qu’aucun fournisseur d’accès ne privilégie l’accès à un service plutôt qu’à un autre, obligeant à traiter l’ensemble des acteurs (consommateurs comme fournisseurs de services) au même titre.
Si cette neutralité a pris la forme d’une loi votée en 2010 par la Commission Fédérale des Communications aux Etats-Unis, je n’ai pas à plonger très loin dans mes souvenirs pour vous rappeler que dans notre hexagone, les abonnés à Free ont, pendant au moins plusieurs mois, éprouvés de très grandes difficultés à utiliser YouTube correctement. Mesure de représailles du FAI qui considérait que YouTube devait contribuer au financement de la bande passante qui était consommée via l’usage de sa plateforme de partage de vidéo.
Voilà qui est loin d’être neutre ! Que dire également des flous que laissent la règle du Fair Use et de son impact sur la neutralité du net ?
Le Fair Use est censé sanctionner l’usager s’il « abuse » du service qu’il lui est proposé. Ainsi, “illimité“ ne signifie illimité que dans la mesure où l’on use du service de manière “raisonnable“. Notion qui est laissée à la discrétion seule du fournisseur du service. Le Fair Use interdit également l’usage de certains services (surtout la VoIP ou le streaming via internet mobile).

Et que se passera-t-il lorsque les Etats-Unis (le tuteur du web) aura, d’un simple jugement d’une cours fédérale quelconque, rendu caduque cette neutralité ?

Il faudra faire avec. Maintenant qu’on nous a bien habitué à être connecté en permanence à des tarifs raisonnables (oui, il faut bien être honnête, la France bénéficie de tarifs très bas en ce qui concerne internet haut-débit et internet mobile. Si vous n’en êtes pas convaincu je vous invite à faire un tour du côté des USA ou du Japon), il se pourrait que la facture deviennent désormais plus complexe et, surtout, plus difficile à comprendre et à évaluer.

En France, ce genre de revirement ne serait pas une première. On en a déjà vécus et de préférence de manière insidieuse. Souvenons-nous de la loi de Finance de 1984 qui empêche tout simplement de se passer de banque. Il en va de même avec le système de sécurité sociale. Il est interdit de se passer du système de protection « officiel » pour passer uniquement par une couverture privée. Parlons de la gestion des autoroutes à péage avant de continuer sur de nombreux autres exemples.

Si la neutralité du réseau Internet disparaît, le facteur de développement et de succès de la net économie cessera d’être par la même occasion : le terrain de jeu internet ne sera plus libre d’accès et les FAI pourront faire payer des droits d’accès aux sociétés qui souhaitent exercer sur le réseau. Une forme de bail commercial virtuel.
Et dans ce domaine, on peut imaginer le « pire ». Apple prélève bien 30% du C.A. des éditeurs qui souhaitent vendre sur l’App Store ! Et sans plus de levée de bouclier que ça ! (juste pour anticiper les “impossible qu’on laisse passer ça“).

Comme on peut le constater, si l’accès « traditionnel » à internet est encore grandement neutre, la situation est très différente pour le mobile. Comme je l’ai mentionné plus haut, les FAI mobiles se moquent déjà éperdument de cette neutralité. Tout simplement car les fournisseurs d’accès à la téléphonie mobile ont gardé leurs règles du jeu en passant à l’internet mobile (après avoir voulu nous coller des services comme le WAP, sans réel succès).

Et si, au lieu d’attendre l’irrémédiable, on s’attaquait à un chantier de taille ? Modifier la façon dont nous accédons à Internet.
Voilà qui serait un véritable web 2.0. On pourrait miser sur une myriade de réseaux locaux qui s’interconnecteraient ensemble pour former un nouveau réseau mondial. Ce sans gestion par un FAI. Sans centralisation des services.
D’où le rapprochement avec l’article de Fast Company qui raconte comment créer un réseau WiFi pour assurer le dernier kilomètre de connexion, celui-là même qui ne serait plus assuré en cas de catastrophe (intempérie, tremblement de terre ou guerre).

Oui, on pourrait imaginer que l’individu ou l’autorité locale reprenne la main sur l’accès au web en organisant elle-même le réseau. On pourrait imaginer qu’une partie de l’information soit stockée, non plus sur le cloud en mode champs de serveurs, mais que chacun mette à disposition une zone de stockage de son device pour y enregistrer l’information à partager.
Un concept entre Bit Torrent et l’usage des ressources communautaires comme celui de feu SETI ou celui qui a donné naissance au BitCoin (ressource de chiffrement contre monnaie virtuelle). Bien entendu, il faudrait toujours garder des solutions de tuyaux pour traverser les zones désertiques. Et tout ça nécessiterait de repenser notre web, en particulier pour réduire le poids des données et la limitation de la bande passante. Un beau challenge !

Et si on met dans la boucle les gros du web qui pourraient contribuer, d’une certaine manière, à ce nouveau réseau (financement de satellites relais…) en échange de leur liberté de pratique économique, les FAI ne pourraient que plier ou disparaître.
Serions-nous capable d’un tel challenge ?

#hack it yourself #hightech #subjectif

Bienvenue dans le club Licorne : Apprendre des startups de plus d’un milliard de dollars

Nicolas, le 11 nov 2013

Article très intéressant au titre « exotique », proposé par TechCrunch (qui s’affiche avec une façade toute fraîche, toute nouvelle et nettement plus agréable à la lecture) et rédigé par Aileen Lee, fondatrice de Cowboys Venture, un fond d’amorçage.

C’est justement en tentant de créer un profil type de la startup qui va dépasser le milliard de dollars de valorisation qu’est né le concept du club Licorne. La motivation derrière ce profilage est évidente pour un fond d’amorçage : identifier le plus tôt possible les startups à fort potentiel de croissance pour effectuer un amorçage à moindre risque et les accompagner pour encore augmenter la probabilité de succès.
Ce club, virtuel, réuni 39 startups, soit 0.7% des sociétés financées. Depuis 2003, il y a donc une moyenne de 4 licornes qui naissent par an. Les sociétés orientés consommateurs y sont plus nombreuses. Les sociétés B2B ont, quant à elles, un meilleur retour sur investissement (moins de fonds levés et revenus plus élevés). Toutes les licornes se répartissent sur 4 modèles économiques types : e-commerce, monétisation de l’audience, software service, software pour entreprise. Il faut compter plus de 7 ans avant de voir ces sociétés engendrer des revenus. Les fondateurs d’une vingtaine d’années font exceptions. Les Licornes sont fondées plutôt par des trentenaires qui ont un passé commun et un bon niveau de formation. La reconversion en cours de route est une exception. San Francisco (pas la Silicon Valley) est le nid favoris des Licornes. Il y a peu de diversité chez leurs fondateurs.

Si vous reconnaissez votre startup dans ce profil, vous devriez avoir des chances de faire partie de ce club. Si vous n’en êtes pas sûr et que vous souhaitez avoir plus de détails sur cette étude, je vous invite à lire l’article complet.

Ceci étant dit, lors des dernières conférences sur l’entrepreneuriat spécifique aux startups, j’ai pu constater que la mythologie est très grande et repérer quelques erreurs typiques. J’en parle d’autant plus aisément que j’ai fait ces erreurs également. Par exemple, penser qu’une idée, tout aussi créative et originale quelle soit, est suffisante pour assurer le succès d’un produit ou d’un service. Si votre idée ne répond pas à un problème ou besoin, c’est mort. Autre exemple, penser qu’il faut absolument avoir un prototype et un business plan pour se faire financer. Tout dépend du type de financement que l’on doit obtenir. Il est délicat, voire irréaliste, de penser qu’une startup a son produit et son modèle économique, car si tel est le cas, la startup est une entreprise et non une startup.
La démarche assez commune des jeunes startupers que j’ai croisés ces derniers temps est : avoir une idée, la garder secrète, monter un prototype et un business plan, faire des tests et en courber les résultats pour coller à leur business plan sans trop remettre l’ensemble du modèle en cause, le tout pour chercher des financements le plus rapidement possible. Le succès immédiat est envisageable, mais sur du plus long terme, il y a de très grands risques d’échec !

#Startup #subjectif

WeekEnd.js

Nicolas, le 09 nov 2013
var threeDaysWeekEnd = function(where) {
    if (where == "127.0.0.1") {
        where = "home";
        console.log(where + " sweet " + where);
    } else {
        console.log("I feel sorry for you");
    }
};

threeDaysWeekEnd("127.0.0.1");
#subjectif

Migration de WordPress vers Ghost

Nicolas, le 09 nov 2013

Attention, ce blog n’est plus mis à jour. Je laisse les articles passés ici pour archive, mais pour lire les nouveaux articles, je vous invite à vous rendre sur http://blog.nicolasgut.com.

Après quelques semaines de test du moteur de blog Ghost, tournant sous node.js et connecté à une base SQL, je suis assez satisfait de la facilité et l’efficacité du service. Même si mon thème est encore assez basique (un hack du thème Casper), je me laisse un peu de temps pour fouiller les possibilités qui s’offrent à moi pour produire (et partager avec vous) un thème préparé aux petits oignions.

Ce « nouveau » blog reprend les articles de la technobiosphere, tout en étant mis à jour 2 à 3 fois par jour (je vais essayer de m’y tenir), et traitera de sujets assez généralistes tout en collant d’avantage à mes préoccupations professionnelles.

Mettez vos liens et vos flux RSS à jour, c’est par ici que ça se passe !

A tout de suite.

#blog #subjectif

Idées et paranoïa

Nicolas, le 29 août 2013

Voilà que Camille Roux, co-fondateur de Human Coders, partage un lien vers le blog de la société en question qui nous renvoie vers une très bonne interview, publiée sur Framablog, du tout aussi bon Daniel Solis, concepteur de jeux de société.
Je vous passe les détails de l’interview – rien de mieux que lire l’original et s’épargner la paraphrase – et vous rappelle uniquement l’idée principale : Il est inutile d’avoir peur de se faire piquer une idée.
Je tiens d’ailleurs à souligner cette phrase en particulier :

« Par pitié, ne me dites pas que vous êtes angoissé par le vol de votre idée avant même d’y avoir investi [du] temps […]. Ne me dites pas que vous avez fait des recherches sur […] les droits d’auteur […] et le dépôt de marque avant même de vous mettre à tester […]. Ne me dites pas que vous ne testez […] qu’avec des proches, qui ont donc tout intérêt à ne pas vous briser le cœur. Vous ne faites pas tout cela, n’est-ce pas ? Bien sûr que non, ce serait idiot. Cette paranoïa n’est qu’un prétexte pour ne pas se mettre au travail.« 

J’ai envie de dédier cette phrase à l’un de nos clients (client pour lequel Quartr a effectué des prestations) de cette année 2013.
Ce client, que je ne nommerai pas, passe des mois et des mois (plus de 9 mois maintenant et ce n’est toujours pas abouti) à monter ses statuts (une SARL), en déboursant des milliers d’euros pour la rédaction des statuts par un cabinet d’avocats, pour l’enregistrement par un formaliste (toujours non concrétisé donc), des milliers d’euros pour protéger des illustrations au niveau français (parce que protéger au niveau européen c’est quand même trop cher… ne parlons pas d’une protection des droits au niveau mondial)… mais, lorsqu’il s’agit du futur produit, une application pour les enfants se basant sur les illustrations en question, les quelques milliers d’euros pour le développement deviennent insoutenable au point de vouloir une étude de marché digne des plus gros cabinets d’analyse.
Des milliers d’euros dépensés pour avocats et protection des droits mais une application qui ne voit (verra) pas le jour et une société qui n’est toujours pas enregistrée correspond bien à « Cette paranoïa n’est qu’un prétexte pour ne pas se mettre au travail.« . La peur de se lancer même si l’idée a été testée et approuvée par des proches. Tellement proches qu’ils ne révèleront pas l’idée à qui que ce soit. Tellement proches qu’ils ne peuvent dire honnêtement ce qu’ils en pensent.
J’ai dit à ce client que j’avais du mal à comprendre pourquoi une telle énergie et un tel budget (alimenté par une indemnité de licenciement) déployé pour protéger des contenus tout en considérant « secondaire » le produit même qui représenterait l’activité principal de la société. Manifestement, on m’a pris pour un extra-terrestre… un geek romantique trop loin des considérations sérieuses de ceux qui font de l’argent… Tiens donc.

Finalement, peu importe la protection des idées, si celles-ci ne sont jamais réalisées.

#média #subjectif

Les sociétés qui protègent l’accès à votre vie privée sur le web

Nicolas, le 22 août 2013

Vie Privée

Le site Electronic Frontier Foundation vient de publier une synthèse des grosses sociétés qui tiennent compte et oeuvre dans le sens de la protection de votre vie privée.
En voilà une bonne idée. Le rapport est plutôt long, dense et très intéressant. Je me propose de vous faire un petit classement histoire que vous ayez une petite introduction.

On considère 6 critères de protection de la vie privée que ces entreprises doivent remplir.
– Nécessite un mandat pour l’accès au données
– Communique aux utilisateurs les requêtes du gouvernement sur les données
– Publie des rapports sur la transparence
– Publie des guides sur le respect de la loi
– Se bat pour le respect de la vie privée à la cour
– Se bat pour le respect de la vie privée au congrès

Nous avons donc, du plus protecteur au moins protecteur, on trouve:
#1 ex aequo : Twitter et Sonic.net (6 des 6 critères)
#3 ex aequo : Dropbox, Google, LinkedIn, Spideroak (5 des 6 critères)
#7 ex aequo : Foursquare, Microsoft, WordPress (4 des 6 critères)
#10 ex aequo : Facebook, myspace, tumblr (3 des 6 critères)
#13 ex aequo : Amazon, Comcast (2 des 6 critères)
#15 ex aequo : Apple, AT&T, Yahoo (1 des 6 critères)
#18 : Verizon (0 des 6 critères)

Evidemment, vous aurez remarqué qu’il s’agit de sociétés américaine. Il serait bon d’avoir le même classement pour les sociétés françaises (ou européennes).

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#subjectif