Hello Democracy, Good-bye ACTA

Nicolas, le 05 juil 2012

Eurodepute contre acta

Quel que soit l’avis que l’on peut avoir sur le fond d’ACTA (même si j’ose imaginer que je ne vais pas trouver ici de ses adeptes), on ne peut que reprocher la façon dont ACTA est arrivé sur le devant de la scène : depuis le fin fond de la ruelle sombre qui passe derrière le théâtre, sans passer par l’entrée des artistes, mais par le monte-charge de la porte de service, en longeant les coulisses par le local technique pour soudainement surgir de l’ombre et arrivé dans le champs des projecteurs.
ACTA, au delà d’une idéologie sur la propriété qui aurait dû mourir avec les années 80 et la naissance du réseau Internet, c’est le symbole des intérêts supérieurs servis par des hommes de l’ombre. Ceux-là même contre qui doit nous défendre nos représentants dans notre chère démocratie.
La foule s’est mobilisée, le peuple s’est fait lobbyiste à travers des mouvements impalpables et libres, pour affirmer sa soif de liberté. Loin de l’exploit des peuples arabes et leur printemps, l’Occident a malgré tout repoussé un peu son échéance initialement établie en 1984, sous la forme du rejet définitif d’ACTA, ce mercredi, par l’ensemble des Eurodéputés, malgré le soutien de la Commission Européenne.
Hello Democracy, Good-bye ACTA. Mais pour combien de temps ? Les portes cochères sont nombreuses et la menace n’en finira plus de se représenter toujours plus torve.

#média #subjectif